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Une belle récolte malgré la météo

La sécheresse n'affectera pas les rendements cette année. La récolte sera globalement supérieure à la moyenne des cinq dernières années.

En ouverture de sa note sur la situation des grandes cultures au début juillet, sortie ce jour, le Scees analyse les conditions climatiques des premières décades de juin qui ont été caractérisées par des températures supérieures de 1 à 2 degrés, selon les régions, à la normale saisonnière. Les précipitations enregistrées dans le même temps n'ont été que très rarement supérieures à la normale et, d'une façon générale, elles n'atteignent pas 50 % de la moyenne saisonnière. Cumulées depuis mars, elles ne sont excédentaires que de l'Auvergne au Jura et sur une partie de la Champagne. Bilan : les réserves en eau du sol sont partout inférieures à la normale, sauf sur les côtes de la Manche. Ce sont l'Aquitaine, le Poitou-Charentes et le Nord-est du Bassin parisien qui sont le plus durement touchés par le déficit hydrique.

Ce point météo est antérieur au récent retour des pluies, qui ne concerne malheureusement pas l'ensemble du territoire mais qui a été bénéfique aux cultures là où il s'est manifesté. Aussi, malgré la sécheresse et la canicule, s'il y a baisse des rendements notamment pour les céréales à paille, c'est par rapport aux résultats exceptionnels de 2004 et si les estimations du SCEES se concrétisent, la récolte de céréales à paille sera supérieure à la moyenne des 5 dernières années. 

C'est le cas du blé tendre dont la prévision de récolte porte sur 35,6 millions de tonnes (Mt), en retrait de 6 % sur l'an dernier, mais supérieure de 5 % à la moyenne quinquennale 2000-2004. Le rendement moyen national est estimé à 73 quintaux/hectare, 5 de moins qu'en 2004.

La production de blé dur est prévue à 2 Mt ; c'est 2 % de moins que l'an dernier, mais 24 % de plus que la moyenne quinquennale.

La production d'orge est annoncée à 10,3 Mt, soit un recul de 6,4 % sur l'an dernier avec notamment une forte baisse des orges de printemps (-12 %) dont les surfaces avaient sensiblement progressé en 2004 pour raisons climatiques.

Le SCEES ne se livre pas à une estimation prématurée des rendements maïs, se contentant de rappeler la réduction des surfaces déjà signalée.

Oléoprotéagineux : stabilisation du colza, recul des pois

Les surfaces consacrées au colza étaient passées de 1,12 à 1,18 Mha, mais les rendements perdraient, en moyenne nationale, 2 qx à l'hectare par rapport au record de 2004.

Le Scees conclut donc à une récolte équivalente à celle de l'an dernier à 3,980 Mt. En revanche, la récolte de pois (1,46 Mt) accuserait un retrait de près de 13 % sous le double impact de la baisse des superficies et des rendements.

Malgré les conditions climatiques qui ont pu inquiéter, c'est donc une belle moisson que nous promet le Scees.

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