Un marché au cadran pour Saint-Christophe
Le projet de marché au cadran à Saint-Christophe en Brionnais, mûrement réfléchi depuis 2002, est le fruit d’une forte mobilisation de la municipalité, de la communauté d’agglomérations (gestionnaire du marché) et des éleveurs du Brionnais, qui ont su attirer l’attention et l’intérêt des autorités de tutelle pour mener à bien cet investissement. Selon, Jean François Peguet, maire de Saint-Christophe-En-Brionnais « ce marché au cadran est avant tout le fruit de la volonté et de la réflexion des éleveurs, il sera au service des éleveurs ».
Un investissement colossal pour la ville
Le marché actuel est l’une des seules places commerciales françaises de gré à gré où les volumes sont en progression en 2008 (+1 300 animaux pour cette année). Ce nouvel outil, qui devrait dans un premier temps servir à la commercialisation des broutards, sera ensuite ouvert au bétail maigre. Les bovins de boucherie restant négociés sur l’actuel foirail. Ce fonctionnement est unique en France. L’ouverture du nouveau cadran est prévue pour début de la campagne de commercialisation des broutards soit début juin 2009.
Cet investissement est colossal pour la petite communauté de commune de Sémur-En-Brionnais (5 000 habitants pour 14 communes). Le montant des travaux s’élève à près de 3 millions d’euros, dont 1,2 million de subventions. Si l’État, la région et le département ont décidé de financer ce nouveau cadran, c’est pour doter la Saône et Loire et le Brionnais d’un outil commercial performant destiné à soutenir l’élevage Charolais dans la région. Comme le faisait remarquer le président du conseil général, Arnaud Montebourg « ce projet prépare l’avenir et participera au développement touristique de la commune ».
Ce programme est également hors du commun, puisque les concepteurs ont souhaité non seulement récupérer les eaux des toitures pour les lavages, mais ont également profité du renouvellement des couvertures amiantées pour installer plus de 7 000 m 2 de panneaux photovoltaïques. Avec une production d’environ 400 000 kW par an, cet outil sera capable de subvenir aux besoins d’une petite ville de 1 500 habitants. Au-delà de l’aspect commercial, touristique et pédagogique, ce projet est aussi la démonstration que les milieux agricoles et industriels peuvent œuvrer à la production d’énergies renouvelables et à la préservation de la planète.