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Un été argentin orageux

Moins à cause d’épisodes pluvieux inattendus que des tensions politiques entre le gouvernement et le secteur agricole, l’été (austral) argentin est orageux. Deux grèves consécutives ont sérieusement affecté les livraisons de grains destinés à l’exportation.
D’abord, les quatre principaux syndicats agricoles ont appelé leurs adhérents à cesser de commercialiser les récoltes du 17 au 23 janvier, ceci pour protester contre les restrictions aux exportations de blé. Puis, dès la semaine suivante, ce sont des ouvriers des ports de Rosario, réclamant une hausse des salaires, qui ont entravé le commerce des grains. Ils ont bloqué l’accès des camions aux usines de trituration de soja. Avec une quarantaine de navires en rade et des pertes estimées à plus de 8 millions de dollars, la présidente argentine, Cristina Kirchner, a dû elle-même intervenir pour faire cesser ce blocage qui, paradoxalement, avait a priori son feu vert car il émanait de la CGT, syndicat allié du gouvernement. Cette mesure de force en réponse à une autre laisse présager une année électorale 2011 tendue.
Dans le même temps, quatre multinationales du secteur, semenciers et/ou exportateurs, ont été dénoncées par le fisc argentin pour avoir fait travailler des saisonniers dans des conditions jugées dégradantes. Ces dénonciations, relayées par la presse, sont vues par les syndicats agricoles comme une campagne de diffamation visant le secteur à des fins politiques.
L’enjeu de fond reste le devenir des taxes sur les exportations agricoles, en passe d’être institutionnalisées de fait, qui rapportent à l’État argentin environ 8 milliards d’euros par an. D’abord instaurées comme une mesure d’urgence sociale lors de la crise économique de 2002, leur niveau n’a cessé d’augmenter alors que le PIB argentin croît de 9 % en moyenne depuis six ans.
Rédaction Réussir

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