L’équipe des Marchés Hebdo s’est essayée à un nouvel exercice en cette fin d’année 2018 : confier la rédaction en chef du numéro à un invité. Pour cette première, notre choix s’est porté sur Michel Biero, directeur exécutif achat et marketing de Lidl, que l’on remercie d’avoir accepté et joué le jeu. Il nous a semblé instructif pour nos lecteurs de donner la parole à un distributeur, à la veille d’une redistribution des cartes dans la grande distribution avec l’entrée en vigueur de la loi Alimentation. Un distributeur, certes particulier, puisque le round des négociations ne porte que sur 10 % de son assortiment (le reste étant sous MDD). Mais qui véhicule, notamment à l’occasion de sa présence annuelle au Salon de l’agriculture, un message fort à destination du monde agricole, à travers la mise en place de contrats tripartites. Les industriels n’acceptent pas tous d’être « la variable d’ajustement » de ces contrats… Mais certains y trouvent un intérêt. Aux dires même du directeur exécutif des achats, fabriquer pour Lidl s’avère « compliqué au début », car l’enseigne « est très exigeante » mais une « fois que ça roule », les commandes se font au minimum à la palette, « sont réglées comme une horloge », et payées sans retard. Quant aux promotions, « elles sont prévues 40 semaines à l’avance », assure Lidl. À l’heure où nous bouclons ce numéro, les fameuses ordonnances encadrant le relèvement du seuil de revente à perte (SRP) et les promotions en valeur et en volume ne sont pas encore parues. Sous prétexte du mouvement des gilets jaunes et sous la pression de quelques enseignes, Didier Guillaume a annoncé leur report pour janvier ou février (facile pour négocier jusque-là !, ndlr). E.Leclerc a sûrement dû agiter le spectre d’une campagne dénonçant les effets pervers de la loi sur le pouvoir d’achat. Lidl estime que les retombées ne seront pas aussi importantes que certains veulent bien le dire, mais ne croit pas au mécanisme de « ruissellement », promis par le gouvernement. Dans le monde agricole, le doute s’installe également. À qui profitera vraiment cette loi ?

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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