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Top départ du Fonds français alimentation et santé

Initiée par Jean-René Buisson depuis son arrivée à la présidence de l’Ania, la structure regroupant industriels et chercheurs autour de la promotion d’une alimentation « source de plaisir et de santé » lance enfin ses premiers appels à projets.
Voilà cinq ans que Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania), travaille à la mise en place d’un outil visant à soutenir la recherche sur les liens entre alimentation et santé. Lancée un peu prématurément il y a tout juste un an (lire LMH n° 57 du 3 juin 2010), la « Fondation française pour l’alimentation et la santé » s’est finalement vu refuser la reconnaissance d’intérêt public, le Conseil d’État ayant considéré qu’elle ne garantissait pas assez l’indépendance des chercheurs par rapport aux intérêts industriels. Transformé depuis en fonds de dotation, le « Fonds français alimentation et santé » présentait enfin, mardi 21 juin, son premier appel à projets doté de 1,8 million d’euros pour soutenir trois thématiques. « Ce fonds arrive au moment où il y a une crise de confiance sur l’alimentation, avec des amalgames terribles. On crée un stress sur l’ensemble de la population alors que globalement nous avons l’une des industries les plus sûres au monde, a souligné Jean-René Buisson, vice-président du fonds, lors de la présentation de l’appel à projets. Il faut se battre par tous les moyens pour convaincre tout le monde ». Et l’un des moyens est de « favoriser la compréhension des déterminants des pratiques alimentaires et des liens entre alimentation et santé, ainsi que la promotion d’une alimentation source de plaisir et de santé ». Il s’agit des objectifs assignés au fonds dont Jean-René Buisson a tenu à rappeler « l’indépendance ». « Pas facile de demander aux industriels de s’engager et de laisser le pilotage », a-t-il ajouté, précisant que si le fonds n’était pour l’instant doté que de 1,8 million d’euros, il ne désespérait pas d’atteindre la somme de 3 à 4 millions d’euros.

Des projets scientifiques se basant « sur la vie réelle »

Pour l’heure, trois appels à projets viennent d’être lancés par Martine Laville, présidente du Fonds français alimentation et santé. Le plus important, doté d’un budget de 1,2 million d’euros, veut faire émerger des études de terrain « évaluant dans la vie réelle et selon les critères de la recherche, des stratégies d’intervention visant à promouvoir les conditions d’une alimentation favorable au bien-être et à la santé ». « Les industriels participent à un grand nombre d’initiatives visant à améliorer la santé par l’alimentation. L’intérêt de cet appel à projets est de rapprocher les scientifiques avec les acteurs de terrain », a commenté Stanislas de Gramont, président de Danone Produits Frais France et membre du pôle actions du fonds, soulignant l’importance de cibler les populations défavorisées. Le deuxième appel à projets, doté de 200 000 euros, soutiendra des projets visant à mettre en œuvre et à évaluer des systèmes de guidage qui favorisent des choix favorables à la santé et au bien-être sur les lieux de vente ou en restauration collective et commerciale. Enfin, le troisième appel à projet, doté de 400 000 euros, soutiendra des programmes de recherche ayant pour but de comprendre les mécanismes du plaisir alimentaire.

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