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Tipiak investit massivement dans son pôle traiteur-pâtissier

Développement de sa capacité de production, prospection à l'export, recherche d'acquisitions en France, les projets ne manquent pas pour Tipiak qui vise une accélération de la croissance de ses ventes d'ici 3 ans.

Alors que bon nombre d'industriels affichent un coup de frein dans leur croissance, Tipiak a fini l'année 2005 avec une progression de son CA de 3,6% (à 125 M Eur) et un résultat net consolidé en hausse de 22,3% (à 4,6 M Eur). L'industriel n'a pas répondu aux sirènes des marques 1er prix et se trouve grandi par sa présence dans les circuits spécialisés comme Thiriet ou Picard en surgelés. Les ventes du secteur froid, qui représentent 64% du CA, ont progressé de 6,6% l'an passé. Pour répondre à ce succès grandissant des produits cocktails, Tipiak va investir massivement dans son pôle traiteur-pâtissier. Au total, 30 millions d'euros seront sur trois ans dans l'outil industriel. « 70 à 80% de cette somme sera consacrée à l'extension immobilière du secteur froid», précise Gérard Sicard, directeur administratif et financier. La ligne de produits cocktails salés (canapés) de l'usine de St-Herblain (Loire-Atlantique) sera doublée dès septembre et l'usine de Pontchâteau (produits sucrés) verra sa capacité de production doublée. Le reste des investissements sera consacré à la mise à niveaux à St-Aignan de Grand-Lieu, consacré à des mélanges céréaliers (en sec). Le chiffre d'affaires du secteur « sec » est en légère baisse, de l'ordre de 1% en 2005, suite au retrait de certains marchés 1er prix en France et à l'export.

Cependant, suite à la croissance des ventes de croûtons et au lancement de nouvelles recettes, Tipiak s'attend en 2006-2008 à une accélération de la croissance de ses ventes, également répartie entre les secteurs sec et froid.

Tregunc bientôt cédé

Un des axes importants de cette croissance passera par l'international. « Nous visons notamment les marchés anglosaxons (Amérique du Nord, Angleterre) et les pays scandinaves pour les produits froids. Et nous attendons des croissances significatives dans le secteur sec (croûtons, produits céréaliers) en Espagne », souligne Gérard Sicard. En France, Tipiak ne cache pas son souhait de procéder à des acquisitions. « Nous avons identifié un axe majeur, à nous de trouver la bonne cible». En attendant, courant 2006, Tipiak devrait bénéficier d'une entrée d'argent avec la vente du site Tregunc (Finistère). La cession, en cours de négociation, pourrait intéresser des industriels locaux.

Cette opération pourrait favoriser une acquisition future qui devra entrer dans la stratégie de marque de Tipiak (un tiers du CA). Pour la soutenir, 750 000 à 800 000 euros ont été investis l'an passé en communication, études et recherches pour le lancement de produits.

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