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Ter’Elevage : un plan de relance d’envergure

Ter’Elevage, union des quatre coopératives Terrena, Gerap, Gibev et Normandie Bovins, regroupe plus de 4 000 éleveurs de l’Ouest et commercialise 245 000 bovins. Son objectif : enrayer la chute de production.

Les chiffres parlent d’eux mêmes. Le nombre de bovins commercialisé en 2006 par Ter’elevage, l’union de coopérative de production de bovins associant Terrena, Gerap, Gibev et Normandie Bovins a chuté de 6 % sur l’an passé. « L’activité des bovins maigre a un peu diminué en 2006 et cela nous inquiète, affirme Joël Merceron, directeur de Ter’elevage lors de l’assemblée générale de l’union organisée à Saint-Germain-Des-Prés en Maine-et-Loire. En 2007, nous aurons du mal à maintenir le nombre de têtes commercialisées. »

Cette tendance est générale. L’offre européenne est désormais inférieure à la demande. Plusieurs facteurs interfèrent. « Le nombre d’éleveurs dans notre organisation a baissé de 5 % relève le directeur de Ter’elevage. Et avec le découplage de la Pac, certains d’entre-eux se demandent s’il faut encore continuer à produire. »

Face à une demande non satisfaite, les instances dirigeantes de la filière et notamment Denis Sibille, directeur de l’association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes, intervenant lors de l’assemblée générale, craignent une arrivée de viande hors de l’Union européenne, notamment du Brésil et de l’Argentine. Ter’elevage, dont le chiffre d’affaires se monte à près de 226 millions d’euros, a donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Le 30 mars a été annoncée l’opération « Produire pour gagner », un plan de relance de 3,5 millions d’euros sur 5 ans. Sur les trois dispositifs concernés, deux d’entre-eux existent déjà et vont être renforcés.

Le premier consiste à inciter les éleveurs à livrer des animaux conformes, à mieux gérer les périodes de livraison en tenant compte des périodes creuses prédéfinies et des semaines où le déficit de l’offre par rapport à la demande de la filière est plus conséquent.

Le second devrait mieux sécuriser la profession avec le contrat à objectif partagé qui correspond à un allongement de la période de sécurisation de la marge qui passe de 5 à 10 ans. 27 éleveurs ont d’ores et déjà souscrit un tel contrat et correspond à 3 200 places.

Enfin, l’incitation la plus remarquée comprend une avance financière aux adhérents qui souhaitent augmenter leurs troupeaux de vaches allaitantes de 1 000 euros par tête. Parallèlement, des efforts seront entrepris pour gagner en productivité avec l’optimisation de la logistique de transports et la performance commerciale.

Terrena mise sur la segmentation

Maîtrisant à la fois l’amont et l’aval, la filière compte sur la valorisation de ses produits notamment par Terrena viande pour mieux rémunérer ses adhérents. Le maître mot est la segmentation. Aucune piste n’est négligée. En matière de labellisation, le label rouge « La Parthenaise » va démarrer cette année. Ainsi 120 têtes par semaine sont dédiées à ce type de marché sur les 7 000 bovins abattus par semaine par Terrena Viande.

En matière de marketing, la marque commerciale « le bœuf Anvial » crée en 2006 continue de séduire les boucheries. Actuellement cela concerne 30 têtes par semaine. Le colloque tenu le 19 mars dernier sur le sujet a réuni 100 bouchers selon Terrena. Enfin, pour répondre au seul segment de marché en progression, Ter’elevage a rappelé au cours de cette assemblée l’investissement de 15 millions d’euros dans la construction de la nouvelle unité de 18 000 tonnes de produits élaborés (steaks hachés, carpaccio, produits marinés.) à Saint Barthélémy-d’Anjou (49).

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