Aller au contenu principal

Tendre poulet

On a les Orsenna ou les Tillinac qu’on peut… La sorte de lettre ouverte publiée lundi matin par Jean-Michel Lemétayer à l’adresse des « consommateurs, des citoyens et leurs enfants» est touchante de nullité. Celui qui, à son cabinet, a commis ce poulet devrait sortir des rangs pour être conduit sans procès dans un fossé à Vincennes. Il y enfile toutes les perles de la platitude et quelques fautes élémentaires dans le maniement de la langue. Ça commence très fort avec la volonté exprimée « d’ébaucher une plate-forme d’échanges et de dialogue dans un cadre animé et vivant» : pléonasme, cher ami, les deux adjectifs ont le même sens. Puis l’industrialisation de nos produits est montrée comme « le corollaire du changement de notre mode d’alimentation» : voici un emploi inapproprié de « corollaire», pris pour « conséquence», alors qu’il ne peut être utilisé dans ce sens que dans une démonstration de mathématiques. Puis vient que « la distance entre vous et nous est de plus en plus difficile à enjamber.» Cher porte-plume, nous comprenons bien que vous avez voulu dire « combler», mais on n’enjambe que ce qui peut se franchir avec les jambes et, au sens figuré, on ne peut enjamber qu’un degré hiérarchique pour s’adresser au supérieur, ou pour un étudiant une classe. Voulez-vous que nous continuions ? Vous évoquez les « saveurs de nos terroirs que vous pourrez découvrir tout au long de ce 42e Salon…» N’est ce pas plutôt tout du long que vous avez voulu dire, qui signifie dans toute l’étendue, ou dans toute la durée ? Bon, on va s’arrêter là, et laisser en paix quelques adverbes inutiles, ou des expressions manquant de rigueur. Ah ! Ce « minimum requis que nous sommes fiers de pouvoir vous apporter», comme si l’on pouvait apporter un minimum, au lieu de le garantir. Pas étonnant que la communication soit malaisée, si chacun parle une langue appauvrie qui dit si mal ce qu’elle souhaite exprimer…

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio