Aller au contenu principal

Teldis porc se marie à Terrena

Les 520 éleveurs pourront commercialiser près d’un million de porcs par an.

La fusion-absorption du groupement d’éleveurs porcins Picto-Charentais Teldis avec Terrena (né de l’union Cana-Caval) est devenue une réalité. Entérinée lors de l’assemblée générale du 28 Mai dernier, elle concerne quatre vingt professionnels de la région, intéressés par la force d’un groupement qui rassemblera désormais 520 éleveurs entre Pays de Loire et Poitou-Charentes soit un peu plus d’un million de porcs commercialisables par an. De quoi peser un peu plus lourd sur le marché de la grande distribution, face à une chute des prix équivalente à 30% depuis 2002.

Envisager de nouveaux axes commerciaux

Teldis Porc a vendu 134 000 animaux l’an dernier, soit 5 à 6% de moins que l’année précédente, victime de la désaffection des consommateurs orientés de plus en plus vers les viandes blanches. Malgré son IGP Jambons de Bayonne, le Poitou Charentes porcin est en crise, et devra peut-être envisager de nouveaux axes commerciaux. Comme les prêts à consommer, spécialité dans laquelle Terrena est justement très impliqué, avec son abattoir Arca de St-Maixent, qui depuis 2003 œuvre dans les barquettes conditionnées en produits élaborés frais. Une nouvelle gamme de plats cuisinés y est actuellement testée, afin de conquérir de nouvelles parts de marchés qui seront obligatoirement bénéfiques aux nouveaux adhérents.

L’assemblée générale des éleveurs de porcs Teldis s’est déroulée en même temps que les autres assemblées des composantes du groupement : ovins-caprins, bovins, et Teldis-Elevage. Face à 200 producteurs de la région du PC, il aura bien entendu été fortement question d’explications quant à la PAC, ses effets et ses échéances.

Teldis face à la PAC

« Nous sommes face à une réforme profonde qui verra ses premières applications en 2006 a rappelé Joseph Gaborit, président de la section bovine. Notre objectif est donc de nous y adapter, mais deux questions se posent : comment tenir compte des choix de nos adhérents, et ne doit t-on pas envisager des engagements contractuels renforcés ?»

Car Teldis représente une force majeure, notamment avec ses alliances Terrena, et ses propres résultats. En 2003, 36 234 animaux caprins auront été commercialisés, (+ 10% de progression en chevreaux), aux côtés de 41 406 ovins, (+4% d’agneaux de pays) et 32 751 bovins (+ 6%).

« Aujourd’hui, a précisé Jean-Philippe Aumonier, directeur de Teldis Elevage, nous nous appuyons sur deux abattoirs (St-Maixent et Bressuire), et ce que nous souhaitons c’est de trouver de la valeur ajoutée par des transformations nouvelles, des produits plus élaborés.. L’une de nos cibles, c’est la RHD (restauration hors domicile), créneau en augmentation qui sera une des composantes de la consommation future. De plus, nous espérons relancer le goût du chevreau, avec des bêtes de qualité, identifiées comme venant du Poitou-Charentes.»

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio