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Südzucker investit massivement dans les produits sucrants

L’entreprise allemande s’est assurée d’une belle part de marché dans l’Europe élargie. Ses nouvelles priorités sont de développer ses activités dans les autres produits sucrants et de se lancer dans l’éthanol. 

L’élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux pays a fourni au groupe Südzucker l’occasion de vérifier la justesse de sa stratégie passée. Ses acquisitions en Europe centrale ainsi qu’en Belgique et en France (Saint-Louis Sucre) lui permettent de contrôler 22 % du quota de l’UE à 25, loin devant ses concurrents Nordzucker (9 %), British Sugar (8 %) et Tereos (7 %). « Nos usines se situent au cœur des meilleures régions betteravières d’Europe, des côtes de l’Atlantique jusqu’à celles de la mer Noire», se félicite Theo Spettmann, président de Südzucker. Le groupe est d’ores et déjà présent en Roumanie, sans doute un autre membre à terme de l’Union, ainsi qu’en Moldavie. Le sucre demeure le cœur de métier de l’entreprise. Il a contribué pour 74 % au chiffre d’affaires de 4,6 milliards d’euros (+ 4,4 %) du groupe en 2003-2004. Les dirigeants de Südzucker sont plus qu’attentifs aux projets de réforme de l’OCM sucre. Ils souhaitent que «les idées de réforme radicale qui conduiraient à limiter la production de sucre de betterave en Europe ne trouvent pas de majorité» au sein de la Commission.

165 M EUR pour l’inuline, 170 pour l’isomalt

Südzucker n’en oublie pas pour autant les autres produits sucrants qui ont pesé pour 30 % dans son résultat de 479 millions d’euros (- 7,9 %) en 2003-2004. Elle va investir au Chili 165 millions d’euros dans la construction d’une unité de production d’inuline à partir de racines de chicorée. L’unité, opérationnelle à partir du printemps 2006, annonce une capacité de 52 000 t/an, des coûts compétitifs et une complémentarité de calendrier de production parfaite avec l’unité installée en Belgique. En Allemagne, Südzucker dépensera 170 millions d’euros pour porter en deux étapes sa capacité de production d’isomalt, un dérivé basses calories tiré du sucre et utilisé en confiserie, de 60 000 à 100 000 t par an. Avec les sociétés française Atys (400 millions d’euros de CA), autrichienne Steierobst (107 millions d’euros de CA) et danoise Vallo (40 millions d’euros), Südzucker a investi le créneau des ingrédients pour produits laitiers et concentrés de jus de fruits. Le rachat en Grande-Bretagne du fabricant de pizzas surgelées Stateside (66 millions d’euros de CA) vient conforter les 400 millions d’euros réalisés sur le même segment par la filiale Freiberger. L’objectif est d’obtenir avec tous ces produits d’ici trois à quatre ans un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros.

Enfin, l’éthanol, un «marché d’avenir», n’est pas en reste. L’unité de production conçue pour fabriquer 2,6 Mhl par an a mobilisé 185 millions d’euros. Elle sera mise en service début 2005 à Zeitz, en Allemagne de l’est.

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