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Sucre : Südzucker réduit ses coûts

Le premier sucrier européen entend continuer à adapter son outil de production pour réduire ses coûts.

Le sucre reste le cœur d’activité du groupe Südzucker, représentant les 3/4 de son chiffre d’affaires 2002-2003 de 4,384 Mds d’Eur. Le groupe allemand est actuellement présent dans dix pays européens où il exploite 50 usines et 2 raffineries dont une à Marseille. L’ensemble de cet outil a permis de produire l’an passé 4,443 millions de tonnes de sucre. Mais, le « développement du contexte concurrentiel international » est aujourd’hui invoqué par les dirigeants pour justifier le projet de fermeture d’une des quatre sucreries en activité en Belgique, en l’occurrence celle de Genappe. Le coût de cette rationalisation est évalué à 30 M Eur avec à la clé une économie de 8 M Eur par an.

En France, le groupe indique que le quota de 67 000 tonnes rachetées dans l’opération Beghin-Say « conforte les cinq usines et la rentabilité de Saint-Louis Sucre ». Sur les trois premiers trimestres de l’exercice 2003-2004, Sûdzucker annonce une hausse de 4,6 % de son chiffre d’affaires mais s’attend à une légère baisse de son résultat d’exploitation (520 M Eur en 2002-2003). Quant à la réforme de l’OCM, aucun des trois scenarii n’inspire vraiment le groupe. Mais comme les deux autres entreprises sucrières allemandes, Nordzucker et Pfeifer & Langen, Südzucker ne croit pas sérieusement à la disparition du système des quotas à l’horizon 2013.

De l’éthanol en 2005-2006

En dehors du sucre, le groupe a des activités dans l’amidon, les surgelés et les édulcorants. Récemment il a fait parler de lui en rachetant coup sur coup Steierobst en Autriche, Vallo au Danemark et Atys en France. L’objectif est d’occuper une place parmi les leaders mondiaux des préparations à base de fruits pour l’industrie alimentaire. Un autre projet est en train de prendre corps. La première unité de production d’éthanol du groupe est projetée à Zeitz en Allemagne de l’Est. Son entrée en service est prévue en 2005-2006. L’investissement porte sur 180 millions d’euros.

La capacité de production sera de 2,6 millions d’hl d’éthanol par an. L’usine transformera annuellement 700 000 tonnes de blé.

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