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Semaine verte : un petit pas vers un «Davos» de l’agriculture

Une trentaine de pays a répondu à l’appel lancé lors de la Semaine verte de Berlin pour prendre en compte les enjeux de la malnutrition dans les orientations de l’agriculture. Mais l’OMC n’est pas mise en cause.

Une trentaine de ministres de l'Agriculture ont élaboré un plan d'action pour lutter contre la malnutrition dans le monde, à l'issue d'une rencontre organisée à Berlin, qui veut mettre sur pied un « Davos de l'agriculture ». Augmenter la production agricole tout en préservant les ressources, renforcer les investissements, soutenir les zones rurales et la recherche et donner la priorité à l'alimentation comme débouché des ressources agricoles : c'est le programme en cinq points sur lequel se sont entendus samedi les 26 pays présents lors de la première édition de ce sommet, en marge de la foire « Grüne Woche ». L'accent a aussi été mis sur la lutte contre le protectionnisme et la nécessité de développer les cultures vivrières. La Russie, l'Indonésie, la Chine ou encore le Burkina Faso avaient répondu présent. L'Union européenne était représentée par la commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel. La ministre allemande Ilse Aigner, ministre fédérale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection du consommateur, a jugé le résultat de cette rencontre « exceptionnel », lors d'une conférence de presse.
« Il faut repenser les priorités », a expliqué la commissaire européenne Fischer Boel, faisant valoir qu'il fallait investir dans l'agriculture et donner aux pays en développement les outils nécessaires pour mieux faire dans ce domaine. Cette réunion a aussi été l'occasion d'aborder des sujets qui fâchent, comme les subventions agricoles. Il est temps que les ministres de l'Agriculture discutent ensemble de ces problèmes, a  expliqué en substance Laurent Sedego, ministre burkinabe, alors que ces thèmes relevaient pour l'instant d'instances comme l’OMC. Mais de grandes puissances agricoles, comme les Etats-Unis ou la France, ont brillé par leur absence lors de ce sommet. Les organisations non gouvernementales n'ont pas non plus été de la partie. En revanche, le monde industriel était présent et a organisé ses débats. Car qui dit augmenter les rendements agricoles dit besoin en machines plus performantes, en engrais, en nouvelles technologies.

Rédaction Réussir

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