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SD2B vérifie la qualité des œufs

La société a mis au point un système d’analyse visuelle . Et s’installe sur le marché de l’accouvage.

Améliorer le contrôle des œufs destinés à la consommation humaine : c’est le leitmotiv de Didier Branchard, ingénieur agricole, lorsqu’il crée sa société dans le milieu des années 90, avec son confrère Rémi Barré.

Baptisée SD2B pour Société de Distribution Didier Branchard, l’entreprise, implantée à Tramolé en Isère, a vocation à commercialiser un système automatique presque infaillible pour contrôler la qualité des œufs. Celui-ci, placé directement sur le convoyeur des calibreuses des centres de conditionnement, photographie l’œuf sous 12 angles différents puis analyse les images grâce à un programme informatique, suivant plusieurs critères déterminants : souillure, micro-fissure, couleur, forme… L’appareil dispose d’une cadence de traitement entre 40 000 et 120 000 unités par heure, soit l’équivalent d’une équipe de 2 personnes pour la moyenne haute. « Le mirage automatique n’augmente pas la capacité de traitement mais permet de déterminer de façon extrêmement fiable la qualité globale d’un œuf et d’éviter des erreurs de jugement », explique Didier Branchard. Commercialisé depuis la fin 2001, le dirigeant a déjà pris plus de 10 % de parts du marché français avec 25 systèmes en services actuellement.

Projets de partenariats

Mais le développement de l’entreprise ne s’arrête pas là. « Nous sommes en cours de discussion avec des fabricants d’automatismes pour la production d’œufs afin d’intégrer directement notre produit sur les chaînes de conditionnement, » laisse échapper le dirigeant qui espère pouvoir annoncer un accord en 2005.

D’ici là, SD2B poursuit sa croissance grâce au développement de nouveaux produits pour l’industrie avicole. Parmi les secteurs visés, celui de l’accouvage. L’entreprise est en train de mettre au point un appareil de vision capable de déterminer entre 10 et 18 jours (date de mise dans l’éclosoire) si l’œuf est fécondé et vivant ou non. « Les systèmes actuels ne savent pas déterminer avec certitude si un œuf est vivant ou pas à ce stade de maturité », explique Didier Branchard. Le dispositif devrait être opérationnel dans le courant de l’année prochaine.

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