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Sanders, marque leader sur un marché morose

En général discrète, la marque Sanders (groupe Glon) affiche cette semaine des résultats en croissance dans un marché français en retrait. « Sanders conforte sa position de leader avec une augmentation de sa production d’aliments composés en 2006 » constate un communiqué du 30 janvier qui chiffre cette progression à +0,6 % avec 3,22 Mt commercialisées sous la marque Sanders en France. Sur les 11 premiers mois de 2006, la production française d’aliments est, elle, en baisse de 1,8 % selon le Snia et Coop de France nutrition animale. « Décembre, un petit mois qui ne compte que 21 jours travaillés, n’a pu rebattre les tendances, on peut donc estimer que la production française sera en baisse d’environ 2 % alors que nous sommes en progression » souligne Bernard Mahé, directeur de la branche nutrition animale du groupe Glon depuis 18 mois, en précisant que les données financières seront communiquées en mars avec celles du groupe.

Ration sèche

Avec 26 usines en propre (2,62 Mt fabriquées) et ses concessionnaires (600 000 t), la nutrition animale représente 52 % du CA du groupe (1,2 milliards d’euros). Sa marque phare, Sanders, affiche en fait +5,9 % en ruminants et +4,3 % en ponte, le porc progressant moins sensiblement (+0,7 %) et les autres productions, dont la volaille de chair, étant en ligne avec les tendances nationales, sur des marchés plus difficiles. A titre de comparaison, les évolutions au niveau national sur les 11 premiers mois de l’année sont de +7,1 % en ruminants, de –2,6 % en porc et de –3,8 % en volailles. « Notre progression repose sur des actions à plusieurs niveaux, explique Bernard Mahé. Un effort industriel pour réduire nos coûts de fabrication. Notre accord avec BNA pour la production de prémix y contribue, l’arrêt de la production d’aliments dans trois usines en 2006 (une en Mayenne, celle de Pontivy et celle de Châteauneuf). Second niveau, le dynamisme commercial de la marque avec la recherche continue de la meilleure valeur ajoutée pour l’éleveur, dont la ration sèche en ruminants qui constitue une réponse possible à l’augmentation de la taille des élevages ».

Une solution technique et facilitant le travail mais qui soulève une polémique en raison du surcoût lié à l’achat d’un volume plus important de concentrés. Elle est, selon le dirigeant, « le signe que les éleveurs de ruminants sont entrés dans un raisonnement économique. Il faut s’assurer qu’elle constitue la bonne solution pour l’éleveur en fonction de ses propres contraintes, mais elle lui offre alors une véritable valeur ajoutée ». C’est cette valeur ajoutée éleveur qui est également recherchée en production porcine « pour lutter contre la fabrication à la ferme ». Troisième niveau d’action, la recherche « fondamentale pour améliorer la rentabilité des élevages puisque l’aliment représente aux environs de 70 % du coût de revient des produits animaux » conclut le dirigeant.

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