Rungis : capitale mondiale de l’optimisme
Le Min de Rungis a terminé en beauté la nuit de mercredi à jeudi, la semaine dernière. Des trapézistes ont virevolté dans le pavillon de la volaille, des funambules ont évolué dans la halle à poissons, tandis que de robustes « rugbywomen » poussaient un piano à queue et son pianiste devant les carcasses suspendues à la viande de boucherie. De cordiales hôtesses circulaient entre les pavillons pour distribuer des bisous colorés. Les pompom girls achevaient de réchauffer l’air matinal. Ces étonnantes performances ouvraient les festivités du 40 e anniversaire du Min (le jour « J » sera le 3 mars). Elles n’empêchaient pas les affaires de se traiter. Les derniers acheteurs des dindes de Thanksgiving admiraient les trapézistes tout en jetant un coup d’œil inquiet sur leurs cartons pour vérifier qu’ils n’avaient pas bougé. Une projection géante sur la tour administrative, tous stores abaissés, racontait l’histoire de Rungis. Quarante ans d’histoire qui en ont fait « la capitale mondiale du frais », un « hub (plaque tournante, ndlr) international », dit le dossier de presse au service de la gastronomie et du patrimoine alimentaire français. Aujourd’hui un défi est à relever : la libéralisation des services dans l’UE. Mais la confiance règne, après une première rencontre, la semaine passée au cabinet d’Hervé Novelli, des filières et des grossistes, en vue de retranscrire la directive européenne.