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Rhône-Alpes veut élaborer une nouvelle politique agricole

A seulement quelques jours du lancement de la phase régionale du débat « Agriculture, territoires et société » par le ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard à Lyon, la région Rhône-Alpes fait, elle aussi, son audit. Elle vient d’organiser une conférence pour l’agriculture, l’alimentation et le développement rural dans le but d’établir les bases de sa prochaine politique agricole. Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes explique cette nouvelle stratégie.

Les Marchés : Quelle importance souhaitez-vous donner à l’agriculture au sein du conseil régional ?

Jean-Jack Queyranne : L’agriculture a toujours été un atout économique de notre région. Avec l’industrie alimentaire, ce secteur représente un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros et plus de 30 000 emplois. Notre territoire est également riche en variétés et en produits de qualité puisque Rhône-Alpes rassemble une cinquantaine d’AOC. Il s’agit là d’autant de caractéristiques que nous souhaitons valoriser et inscrire dans la durée.

Les Marchés : Quels sont les principaux points de la future politique agricole régionale ?

Jean-Jack Queyranne : La Conférence pour l’agriculture, l’alimentation et le développement rural qui a rassemblé les représentants des chambres d’agricultures, les syndicats d’exploitants et les acteurs de terrains de la filière, est la première pierre de l’élaboration de cette politique agricole régionale.

Basée sur la confrontation des expériences et des points de vue, cette démarche a pour but d’accompagner la mise au point d’une agriculture insérée dans le tissu économique de Rhône-Alpes, garante d’une production de qualité, de l’équilibre des espaces ruraux et urbains et respectueuse des hommes et des femmes qui y contribuent. Pour cela trois ateliers de travail ont été créés.

Le premier concerne les produits et les marchés et s’efforcera d’étudier les évolutions des marchés et les attentes des consommateurs afin d’identifier de nouvelles formes de valorisation des produits issus de l’agriculture.

Le second sur le thème des hommes et des territoires posera la question de l’insertion de l’agriculture dans un contexte marqué par deux grandes caractéristiques : l’importance des zones de montagne et l’influence forte et grandissante de zone urbaine.

Enfin, le troisième atelier étudiera l’interaction entre la stratégie régionale et la PAC. Ces groupes de travail devront rendre leur conclusion en février 2005, avant le vote des budgets.

Les Marchés : Quels montants allez-vous concéder à cette nouvelle politique agricole régionale ?

Jean-Jack Queyranne : L’agriculture représente aujourd’hui, au sein de la région, un budget de 30 millions d’euros auxquels il faut ajouter les sommes consacrées à l’agriculture dans d’autres domaines transversaux comme la recherche, l’énergie ou encore l’enseignement. Sur ce poste, par exemple, cela représente un complément de 6 millions d’euros. Il est difficile de dire aujourd’hui quelles sommes seront attribuées, mais il est certain que nous nous inscrivons dans un maintien du budget. Notre stratégie s’oriente davantage vers une réorganisation des postes de dépenses qui sera à définir dans nos nouvelles orientations.

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