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Retour à l'équilibre sur le marché des légumes industriels

Pour la campagne 2004, la récolte en légumes industriels correspond aux attentes des conserveries. Les contrats ont été négociés pour un prix proche de la reconduction, mais les producteurs craignent de prochaines baisses.

Ainsi que nous le signalions dans un précédent numéro ( À la Loupe du 2/11), la production de légumes industriels, destinés à la conserverie (appertisation, surgélation) retrouve cette année un niveau d'équilibre après avoir connu, comme bien d'autres cultures, des avatars climatiques en 2003.

Pour les 3 principales espèces, pois, haricots verts et flageolets, le bilan de la campagne établi par le Cénaldi, Comité Économique, est le suivant : 26 454 hectares récoltés pour 207 208 tonnes pour le pois (contre 28 678 ha, 214 474 t en 2003) ; 326 257 ha récoltés pour 27 896 t pour les haricots verts (contre 25 662 ha, 286 625 t) et 6 308 ha pour 40 244 t pour les flageolets (contre 6 357 ha et 34 450 t en 2003).

En ce qui concerne les pois, la baisse des surfaces dans les trois grandes régions (Nord-Picardie, Bretagne, S-O) déjà notée l'an dernier par rapport à 2002, s'est donc poursuivie, mais l'amélioration des rendements a permis de retrouver une production pratiquement identique. Rappelons qu'en 2003, la campagne de haricots avait été catastrophique dans le S-O en raison de la prolifération de la noctuelle Héliotis.

Pour les haricots verts, on assiste à la fois à une remontée des surfaces mais surtout à une sensible reprise de production notamment en Bretagne qui avait connu de très mauvais rendements en 2003. Le flageolet opère un bon rétablissement en volume, dépassant même le chiffre de 2002.

Concentration de la production

Les réalisations 2004 sont donc conformes aux prévisions et assureront un approvisionnement équilibré des conserveurs. Les prix des contrats entre producteurs et industriels pour cette campagne ont été, comme à l'habitude, très discutés pour un résultat proche de la reconduction. Mais la conserverie se montre déterminée et les producteurs craignent une tendance à la baisse pour les prochaines campagnes. Ce qui signifierait sans doute des abandons de cultures. En effet, la tendance à la régression des surfaces s'accompagne d'ores et déjà de départs d'exploitants. Jusqu'alors la surface moyenne par exploitation a compensé les pertes de superficies. Mais ces reports risquent de ne pas durer si les prix sont tirés à la baisse alors que les coûts de production (intrants) augmentent. Le comité économique craint que cette tentation de pression à la baisse de la part des industriels soit renforcée par l'exemple de leurs confrères belges, des surgélateurs essentiellement, qui assurent qu'ils feront baisser les prix de leurs fournisseurs français de haricots verts en 2005. Ces producteurs français sont des indépendants, plus vulnérables aux pressions des transformateurs que leurs homologues en groupements, Ils représentent environ 10 % de la production.

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