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Renouer le dialogue entre élus et agriculteurs

La Chambre d’agriculture du Finistère demande plus d’engagement de la part des représentants locaux.

Quelques élus de la chambre d’agriculture du Finistère ont clamé, la semaine dernière, leur foi en leur métier malgré les multiples fronts auxquels ils doivent faire face. Le mal-être paysan ne se nourrit plus seulement des crises qui frappent toutes les productions, mais plus du manque d’engagement des élus. Le président de la chambre d’agriculture du Finistère, Jacques Jaouen, souhaite par exemple que « les élus se déterminent clairement lorsque des projets collectifs de traitement de déjections animales » se font jour sur leur territoire.

Si le projet industriel de traitement de lisier de porc Val’Ouest a été rejeté il y a deux ans, des projets plus petits ne font pas plus l’unanimité aujourd’hui. Dans le département, 103 stations individuelles absorbent actuellement 44 % de l’azote excédentaire, selon la chambre, mais les petits et les moyens, eux, doivent forcément passer par des solutions de groupe.

« Les rencontres avec les élus vont reprendre à la fin de l’année et nous leur ferons comprendre que nous avons tous besoin de travailler ensemble », a poursuivi Jacques Jaouen. La chambre souligne qu’un plan stratégique agricole et agroalimentaire s’impose pour la Bretagne, avec un droit à l’expérimentation.

Il s’agit notamment d’assouplir les règles -exemple : accéder à des litres de lait supplémentaires sans être obligé d’acheter le foncier vendu avec-, pour que les exploitations soient économiquement viables demain.

Les élus de la chambre rejettent le seul message entendu jusqu’à maintenant, selon lequel « les agriculteurs seront mieux aux termes des différents plans de cessation d’activité : c’est faux », a expliqué Thierry Méret, secrétaire général et lui-même paysan.

Un autre signal doit être envoyé aux agriculteurs, et vite. Dès 2006, les départs en retraite vont pratiquement doubler, 60 ans après le fameux « baby-boom » de l’après seconde guerre mondiale. En cumulant cessations d’activité et départs en retraite, les quelque 500 installations aidées par an en Bretagne (70 % des installations totales) ne ralentiront plus la chute des effectifs agricoles.

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