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Regain d’optimisme des éleveurs ovins français

Les aides européennes et nationales vont redonner un peu d’oxygène aux éleveurs. Des mesures plus économiques doivent également permettre à la filière de mieux organiser la commercialisation.

En déclin constant depuis 20 ans, la production ovine française a repris un peu espoir depuis les amendements apportés aux aides de la politique agricole commune. La profession s’est aussi reprise en main. Le 11 janvier dernier, la fédération des producteurs (FNO) se réjouissait – ce qui n’était plus dans les habitudes ! – d’un récent accord signé au sein de l’interprofession sur le dispositif de contractualisation. Il permet aux éleveurs d’accéder à la majoration des 3euros par brebis dans le cadre de la nouvelle aide ovine. « Pour les producteurs ovins, c’est une nouvelle page qui se tourne », commente la FNO, qui fait la liste des bonnes nouvelles intervenues récemment pour les éleveurs. L’accord sur la Pac prévoit 125 millions d’euros pour la nouvelle aide ovine et 25 millions de revalorisation des DPU ovins viande. Il s’en est suivi l’annonce par les pouvoirs publics français de mesures de soutien financier pour la mise en place de l’identification électronique (près de 20 millions d’euros d’ici 2013) et d’aides pour la rénovation de l’appui technique (2 millions d’euros supplémentaires) « qui devrait amorcer un regain de technicité dans les exploitations ». L’accord interprofessionnel intervenu en début d’année a aussi une fonction économique. Il doit permettre à la filière « de mieux connaître l’offre pour mieux l’anticiper et ainsi mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du prix », explique la FNO. Pour cela, tous les éleveurs qui souhaiteront rentrer dans cette démarche devront transmettre leur prévisionnel de mise en marché à leurs opérateurs commerciaux. « L’ensemble des prévisionnels seront ensuite consolidés au niveau de l’interprofession qui disposera ainsi d’un véritable outil de pilotage pour la mise en œuvre des opérations de mise en avant de l’agneau français avec la distribution (GMS, bouchers, RHD…) », conclut le syndicat.

Rédaction Réussir

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