Aller au contenu principal

[Edito] Qui va supporter la crise ?

Crisis
© Pixabay

Avec la pandémie qui s’éternise, le « quoi qu’il en coûte » français perdure, mais jusqu’à quand ? La crise sociale se profile avec des plans sociaux en perspective dans plusieurs pans de l’économie (la restauration, l’hôtellerie, l’évènementiel…). Une ambiance qui pèse sur les négociations commerciales, la grande distribution tentant de faire pression sur les prix à la consommation. Mais le cabinet de Julien Denormandie l’a dit clairement à la veille du comité de suivi des relations commerciales : pas question de demander aux agriculteurs de supporter la crise, chacun doit participer en faveur du maintien d’une filière alimentaire solide. Et cette fois-ci, il semble que Bercy soit sur la même longueur d’onde, sans vouloir pour autant rogner le pouvoir d’achat des Français. Le gouvernement semble craindre des mouvements de tension dans le monde agricole. D’ailleurs, dès le 21 janvier, des agriculteurs de la FNSEA et des JA ont mené des actions dans des grandes surfaces du Maine-et-Loire pour réclamer des prix plus rémunérateurs. Le gouvernement annonce la mise en place d’une adresse de signalement pour remonter des prix constatés en magasin qui paraîtraient trop bas par rapport aux coûts de production, ainsi que des problèmes d’étiquetage. Une manière d’acheter la paix sociale tout en tentant de faire respecter la loi Egalim. Face à l’envolée de certains coûts de production, pour les filières animales notamment, le gouvernement souhaiterait une meilleure répartition des marges et la prise en compte des indicateurs de production. Si l’attention porte surtout sur les agriculteurs et les consommateurs, attention toutefois à ne pas oublier les autres maillons de la chaîne. Contrairement à ce que certaines enseignes veulent laisser croire, le sort des PME n’est pas forcément enviable. La Feef pointe des demandes de déflation assorties de faibles contreparties et peu de prise en compte des surcoûts liés à la crise, alors que l’Ania évoque des menaces de déréférencement. Les industriels ne doivent pas non plus supporter la crise, au risque de menacer l’emploi, précieux, dans ce secteur.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Les Marchés.

Les plus lus

Avril confirme entrer en négociation exclusive avec Bigard pour la cession d'Abera et Porcgros
Comme nous l'annoncions dans notre dernier hebdomadaire, Bigard s'apprête à reprendre les sociétés Abera et Porcgros, propriétés…
Manifestation à Plérin
Des éleveurs manifestent à Plérin contre la baisse du prix du porc

Des éleveurs de porc, dont certains membres du mouvement les "bonnets roses", ont manifesté leur mécontentement devant les…

Egalim 2 : pas de contractualisation avec les grossistes ni sur les marchés aux bestiaux
La loi Egalim 2 n’oblige pas les éleveurs à contractualiser sur marchés de bétail vif. Elle maintient aussi le régime commercial…
Infographie abattages français
[Infographie] La Bretagne, première région d'abattage en France

Cette infographie s'appuie sur les données 2020 d…

UFC-Que Choisir, Greenpeace et WWF France s'attaquent aux promesses des labels et signes de qualité alimentaires
UFC-Que Choisir, Greenpeace et le WWF France ont présenté le 28 septembre les résultats de leur étude sur la véracité et les…
Nouvelle salve entre Inaporc et Cooperl sur le financement de l’équarrissage
L’interprofession du porc et la première coopérative porcine campent sur leurs positions respectives quant à la Cotisation…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 704€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio