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Quand la dinde et la pintade se mettent à table

Les dirigeants des filières avicoles ont profité du Space pour faire la promotion des viandes de dinde et de pintade. Deux filières qui investissent beaucoup dans leur «capital image».

Faut-il y voir l’amorce d’une promotion concertée de différentes espèces de volailles ? Jeudi dernier, au cours d’un déjeuner au Space, les responsables professionnels de la dinde et leurs homologues de la pintade ont partagé la même table promotionnelle. Une table un peu bancale puisque la dinde pèse 650 000 tonnes (production) et la pintade 50 000 tonnes (consommation annuelle).

La pintade, cette volaille originaire d’Afrique, a trouvé en Europe de l’Ouest, et plus particulièrement en France, une seconde patrie. La France concentre 78 % de la production européenne, loin devant l’Italie qui en fait pratiquement tout le reste (20 %). Pour autant, la pintade est longtemps demeurée le parent pauvre de la volaille.

Il s’en consomme en France l’équivalent d’un kilo par an et par habitant. Seulement un ménage sur quatre en achète régulièrement, les jeunes consommateurs moins que leurs aînés. Mais les choses changent.

Les pintades découpées représentent désormais le tiers des abattages sous signes officiels de qualité et la moitié des abattages de pintades standard. La progression a été littéralement fulgurante puisqu’il n’y avait, en 1997, que 8 % de pintades découpées. En dehors de la France, tout le monde en demande, Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas… 20 % de la production annuelle française (50 millions de pintadeaux) s’exporte. On la trouve désormais entière prête à cuire, découpée en suprême ou en cuisse, en traiteur frais libre-service dans la composition de plats cuisinés… et dans un nombre important de restaurants. En effet, les découpes de pintades plaisent tellement à la restauration hors domicile que ses achats de pintades atteignent 4,3 % de toutes les volailles (chiffres 2002, selon le CIP).

Il reste encore à la pintade du chemin à parcourir, notamment pour convaincre les grandes et moyennes surfaces de l’intérêt de mieux la référencer dans leurs linéaires. Le CIP consacre chaque année, selon Robert Galliano, président du Centre interprofessionnel de la pintade, 80 % de son budget annuel (600 000 euros environ) à la communication. « Il faut com-mu-ni-quer», conviennent les professionnels de la dinde, qui en connaissent un rayon dans le domaine. Au Space, le Cidef a encore rappelé les vertus nutritionnelles de la viande dinde. Résultat d’efforts constants : 86 % de consommateurs « appréciant beaucoup la viande de dinde», d’après une étude de consommation récente. Alors que de très nombreux consommateurs ne connaissent même pas la pintade.

Après une première vague de messages passés à la radio, entre le 29 avril et le 14 mai, le Cidef s’en paiera une seconde tranche, entre le 7 et le 23 octobre prochains, pour dynamiser les ventes. Travaillant en flux tendu, la filière dinde s’oriente « vers plus d’élaboré, plus de pratique, de snacking», résume le délégué du Cidef, Gilles le Pottier.

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