Aller au contenu principal

Promotions, attention danger

Six promotions en magasins sur dix ne sont pas rentables pour les industriels des produits de grande consommation, et la situation empire, selon Nielsen. Le panéliste a analysé la performance de 76 millions d'offres promotionnelles dans sept pays (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Italie, Espagne et Canada). En France, 58 % des promotions génèrent des pertes. Une situation moins bonne que chez nos voisins européens mais meilleure qu'aux États-Unis, où le taux de promotions non rentables atteint le score record de 71 %. Selon un responsable de Nielsen France, « la flambée des discounts promotionnels a atteint son paroxysme en 2014, industriels comme distributeurs ayant joué le jeu de la surenchère ». Mais pour quel objectif, s'interroge l'expert ? Faire du volume et gagner en parts de marché ? Ou chercher à consolider les marges ? Tout en habituant le consommateur à payer leur alimentation moins chère et en le déconnectant de la vraie valeur des denrées. Selon une autre étude Nielsen sortie en décembre, la part des achats en promotion a représenté 20,1 % des ventes en hypers et supermarchés en 2014. Face à ce constat, que convient-il de faire ? Étendre l'encadrement des promotions imposé par arrêté ministériel sur la viande de porc ? On entend déjà la distribution brandir le danger d'une telle démarche sur la consommation en volume. Faut-il au contraire privilégier la discussion entre distributeurs et transformateurs pour analyser les promotions actuelles et leur efficacité ? Car toutes les promotions ne sont pas négatives, ainsi elles sont profitables entre 5 et 6 fois sur 10 pour les pâtes à tartiner et les huiles (mais seulement à 25 % d'entre elles pour les édulcorants et les salades préemballées). La mise en place d'outils de gestion informatiques devrait permettre aux industriels de savoir où placer le curseur pour que les promotions restent des outils commerciaux utiles sans trop rogner leurs marges. Pas besoin de l'action gouvernementale, dans un monde idéal où les distributeurs veilleraient au développement durable de leurs fournisseurs… Nathalie Marchand

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

drapeau turc qui flotte au vent
Volaille : la Turquie suspend ses exportations pour le Ramadan

Les exportations de volailles turques sont suspendues depuis le 9 février. Cette mesure prise par l’État turc, vise à contenir…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio