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Produits laitiers : un marché plus régulier

Les prévisions de sous réalisation de la campagne laitière 2007/2008 ont engendré un assouplissement du système de gestion des quotas laitiers. Appliquées en automne 2007, ces mesures ont également permis d’avoir un marché plus équilibré pour débuter la nouvelle campagne.

En France, la campagne laitière 2008/2009 annonce d’ores et déjà une collecte plus importante que la campagne 2007/2008.

En effet, selon l'Office de l’élevage, la collecte de la semaine 21 de 2008 a beau être en recul de 1,8 % par rapport à la semaine 20, elle reste toutefois supérieure de 8,2 % à la collecte de la même période en 2007. Cette progression trouve son explication dans le fait que la collecte de la campagne 2007/2008 ait commencé très bas et que les conditions de production soient plus favorables qu’il y a un an.

Il est vrai que la campagne laitière 2007/2008 a débuté à des niveaux extrêmement bas. Une tendance à relier, selon l’Office de l’élevage, à une diminution du nombre d’exploitations (-5,3 % au premier avril 2007), au recul du cheptel laitier (-2,3 % en mai 2007) et aux mauvaises conditions climatiques qui n’ont pas favorisé la production de lait.

Un an plus tard, quelques mesures d’assouplissement du système de gestion des quotas laitiers ont permis une nouvelle campagne qui présente une collecte laitière plus dynamique. Selon des sondages de l’office de l’Elevage, elle aurait été en progression de 2 % au mois d’avril par rapport au même mois l’année précédente. La collecte a notamment été très motivée par des prix du lait très intéressants (+36,3 % sur le cumul des trois premiers mois de 2008 par rapport à 2007). Ainsi, durant le mois de mars, les prix des produits industriels et donc leur fabrication ont également bien progressé avec +24 % de poudres de lait, +16,4 % pour les matières grasses et +3,9 % de lactosérum produits. Le beurre a fait de même avec un prix supérieur à celui de 2007 jusqu’à la troisième semaine d’avril.

Hausse de la collecte et baisse des prix

Après tant d’entrain à la production dans un marché où la demande reste soutenue, les disponibilités finissent forcément par se retrouver en excès et les prix redescendent. Le beurre n’a pas échappé à la loi du marché et a vu sa cotation nationale se replier à 2640 euros la tonne à la fin avril et passer ainsi en dessous de son niveau de 2007. Le marché semble dorénavant relativement fluide, porté par une demande qui ne diminue pas. Ainsi, la collecte a diminué lorsque le prix du beurre a chuté, permettant de réorienter le tarif du beurre à la hausse du fait de disponibilités vite limitées.

Dans ces conditions, on peut penser que le marché des produits laitiers devrait rester relativement fluide durant les prochaines semaines, favorisé par une rapide adaptation de l’offre à la demande. De plus, la conjoncture favorable du secteur laitier ces derniers mois a motivé les producteurs à conserver les vaches en herbage afin de produire davantage. La baisse des abattages contrôlés de 2 % en gros bovins (dont -9 % en vaches) entre mars 2007 et mars 2008 en est d’ailleurs la preuve.

Ainsi, les mesures basées essentiellement sur les principes d'allocations provisoires ont été un succès et ont permis la réduction du déficit de production prévu sur la campagne 2007/2008. Elles ont également et surtout permis de redynamiser la collecte française sur le plus moyen terme.

Il est toutefois à noter que si le niveau de collecte actuel permet un prix du beurre plus important qu’en 2005, il reste bien inférieur aux prix pratiqués les années précédentes.

Rédaction Réussir

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