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Prix du lait : la FNCL veut négocier

Les coopératives font de nouvelles propositions. Les producteurs les jugent insuffisantes.

Face aux blocages de leurs usines qu’ils subissent depuis plusieurs jours, les industriels laitiers se sont décidés à concéder un peu de terrain aux producteurs concernant le prix du lait. Dans un communiqué, la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), désireuse de voir les négociations reprendre, annonce qu’elle propose de « déterminer l’évolution du prix du lait au 2e trimestre 2004 sur la base de l’index sans lissage, et de maintenir sa proposition initiale pour le 1er trimestre, celle-ci étant compensée par l’aide directe de 12 euros aux 1 000 litres ».

Concrètement, les coopératives, soutenues dans leur démarche par la Fédération nationale des industries laitières (Fnil), demandent l’intégration complète d’un index prenant en compte l’évolution du prix des produits industriels et la pression concurrentielle à l’export des PGC mais renoncent au recalage de 6 euros/1 000 litres sur le 2e trimestre réclamé précédemment en vue d’un alignement sur les prix pratiqués dans d’autres pays européens. Selon Gilles Psalmon, responsable économique à la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), une telle décision se traduirait par une baisse de l’ordre de 11-12 euros/1 000 l au 2e trimestre. Ce que les producteurs se disent prêts à accepter après avoir récemment repoussé la proposition d’un recalage progressif sur l’année qui aurait entraîné une baisse de plus de 10 euros au 1er trimestre pour atteindre environ 20 euros au 4e trimestre.

En revanche, le blocage est toujours présent concernant le 1er trimestre. « Nous refusons pour cette période le recalage demandé de 4 euros», explique M. Psalmon.

Des baisses de 14 euros

La FNCL suggère par ailleurs que les pouvoirs publics trouvent une solution pour que les banques consentent aux producteurs une avance de trésorerie à taux zéro sur les sommes que ceux-ci recevront à la fin de l’année 2004 au titre de l’aide directe communautaire de 12 euros/1 000 litres. Elle souhaite également que « l’accord à venir règle le problème du lait collecté par des groupements ou des coopératives de collecte dont les contrats de vente n’ont pas été renouvelés par des entreprises de transformation laitière ».

Les coopératives espèrent ainsi que leurs propositions permettront de « recréer un climat serein ». Rien n’est pourtant moins sûr. Estimant que ces propositions ne sont que partiellement acceptables, les producteurs de lait comptent maintenir la pression sur les industriels. Hier, ils ne se sont pas rendus au conseil de direction de l’Onilait, ce qui a entraîné son annulation.

En attendant, les industriels ont payé le lait livré au mois de janvier. « Une grosse masse de transformateurs a décidé d’appliquer une baisse de 10,7 euros/1 000 litres ce qui correspond aux revendications de leurs fédérations, explique M. Psalmon. Un autre groupe est allé plus loin en décidant une diminution de 14 euros et certaines entreprises ont suivi Lactalis avec des baisses d’environ 9 euros».

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