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Porcs : des perspectives optimistes

Que ce soit par l’Ofival ou l’ITP, les perspectives formulées, quant à l’évolution économique de la filière, sont optimistes. Cependant, par deux fois déjà, la faible consommation intérieure et la difficile valorisation des pièces tend freiner la progression des cours.

Sur le mois de janvier 2005, le prix au cadran s'est élevé en moyenne à 1,117 euro/kg, contre seulement 0,867 euro/kg l'année précédente. La viande porcine aura donc réussi à se relever.

Pour 2005, même si globalement les perspectives de l'Ofival sont bonnes, la demande intérieure risque d'être le facteur limitant à la poursuite de la hausse des prix. C'est en tout cas ce que l'on observe en ce début d'année.

Un début d'année positif, mais mitigé

La consommation et la valorisation des pièces semblent être les facteurs limitants en ce début d'année. Déjà au mois de décembre 2004, la faiblesse de la demande française tendait à freiner la progression des cours à Plérin. En effet, avec une importante activité des abattoirs fin 2004, grâce à la bonne orientation des exportations, les cours ont pu nettement augmenté. Cependant, le marché des pièces n'est pas parvenu pas à suivre ce mouvement haussier, la demande restant faible et les clients étant réticents à payer plus cher. Les grossistes n’ont donc pas pu répercuter de la hausse dans leurs tarifs et l'étau s'est refermé sur eux. Avec les promotions de janvier, cette situation s'est même aggravée et la cotation a fini par diminuer sur le mois de janvier.

Sur février, de nouvelles progressions ont pu avoir lieu. À Plérin, la cotation a augmenté de 18,3 centimes en deux semaines. L'activité s'est avérée supérieure aux volumes de production. Une nouvelle fois, la principale raison ne réside pas dans l'amélioration du marché intérieur français. Comme au mois de décembre, c'est l'activité export qui a permis de soutenir le marché, mais la difficile valorisation des pièces et la faible demande ont fini par bloquer ce mouvement haussier. Les cours se sont donc remis à diminuer.

Des perspectives encourageantes

Cependant, selon l'ITP, le prix du porc devrait renouer avec la hausse. En effet, ces professionnels confirment la baisse de la production européenne au premier semestre. Pour l'UE à 25, ce repli serait de plus de 1 %. Ce sont les Nouveaux états membres qui devraient noter le plus fort recul (- 5 %), ce dernier devant être plus limité dans l'UE à 15 (- 0,2 %). D'autre part, les prévisions d'exportations sont optimistes, notamment vers les pays de l'Est (nouveaux membres et Russie).

À long terme, l'optimisme se maintient. Sur l'ensemble de l'année 2005, l'Ofival prévoit une nouvelle baisse de la production en France, compte tenu de la diminution constatée des effectifs de truies. L'amélioration des performances techniques devrait atténuer ce recul et le poids moyen pourrait encore légèrement progresser. D'autre part, ils envisagent aussi une augmentation du cours du porc en France. Selon ces professionnels, la cotation classe E pourrait approcher, en moyenne, 1,45 euro/kg, soit une hausse de plus de 10 % par rapport à 2004, avec cependant un second semestre peut-être moins favorable. Ainsi, avec un prix bas de l'aliment, la situation dans les élevages devrait continuer à s'améliorer. Une fois de plus, la seule zone d'ombre à ce tableau reste la consommation… Elle n'est pas attendue en progression et un maintien des niveaux de 2004 semble difficile à tenir.

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