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Porc : le «cul noir » structure sa filière

Un partenariat entre Chambre d'agriculture de la Haute Vienne et syndicat des éleveurs de porcs culs noirs vient d'être signé à Limoges. Il permettra de fédérer l'ensemble des intervenants de la filière des porcs « cul noir »et de développer celle-ci, afin d'arriver à une production plus conséquente. « Nous sommes dans un contexte de micro-filière,explique Mickaël Delanotte, technicien à l'organisme consulaire limougeaud. Elle va des bouchers aux producteurs fermiers, en passant par les naisseurs, les engraisseurs, les éleveurs. Notre but est de regrouper tout ce monde autour d'une marque repère qui serait ‘ Porc Cul Noir de Saint Yrieix’. » Face à une demande amplifiée, venue des consommateurs de la région mais aussi de la France entière, le cul noir manque de producteurs et de logistique commerciale. D'où l'idée de recenser les intervenants afin de les rassembler dans une structure plus opérationnelle, dans laquelle ils pourraient se développer. On estime qu'environ 1 500 porcelets naissent annuellement chez une quarantaine d'éleveurs. La moitié à peine se retrouve commercialisée en boucheries. Le reste disparaît dans des abattages familiaux et dans les ventes à la ferme.

Une viande d'exception

« Nous souhaitons arriver à dépasser les 2 000 animaux par an, avec une dizaine d'éleveurs supplémentaires,précise Mickaël Delanotte. Nous nous sommes donnés trois ans pour y arriver, aidés par la Région, soutenus par le syndicat et la chambre d'agriculture. (36 000 euros de budget total). Quatre axes sont envisagés : un suivi technique avec informatisation du cheptel et de ses structures, un ciblage des installations et des volontaires à la diversification, une mise en forme de la filière avec sa promotion et un travail génétique. » L'enjeu est à la mesure des espoirs des passionnés qui depuis plus de vingt ans tentent de relancer l'élevage de ce porc pas comme les autres, plus gras, plus gros, nourri de châtaignes et d'air pur, dont les connaisseurs apprécient le lard épais de plus de 15 cm. Il y a 100 ans, on recensait en Limousin 140 000 culs noirs, et chaque fermier avait le sien.

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