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Porc : la restructuration se dessine

Un plan d’action pour la filière porcine sera rendu public à la fin du mois de janvier, a annoncé hier Hervé Gaymard. Il fera suite au rapport sur « l’avenir de la filière porcine française », remis dans la matinée par Jean-Louis Porry. L’annonce de ce plan d’action sera précédée d’une table ronde, présidée personnellement par le ministre. Toutes les organisations professionnelles et les collectivités locales sont invitées à participer aux travaux. Hier matin, les présidents de trois groupes de travail -Jacques Lemaitre, président de la FNP, Paul Rouche, président délégué du SNCP, Guillaume Roué, président d’Inaporc et Guy Dartois, vice-président de la Cooperl- sont venus enrichir le rapport d’étape remis en mars dernier par le Coperci. Leur réflexion, axée sur les questions environnementales, les perspectives de la filière et l’organisation économique, met de nouveau en lumière des « problèmes de compétitivité » des opérateurs français.

Au chapitre de l’adaptation de l’offre et des structures, le rapport souligne le nombre « excessif » des OP. « Une concertation entre organisations de producteurs, sous l’égide de la FNCBV et d’Inaporc, est nécessaire, en vue de redéfinir les zones de collecte à partir des lieux d’abattage, de façon à les réduire et à éviter les chevauchements. » Le Coperci invite les pouvoirs publics à soutenir les OP engagées dans des concentrations. Tout comme les entreprises, qui souffrent d’une rentabilité « insuffisante » et d’une situation financière « dégradée ». « A l’image de ce qui a été réalisé aux Pays-Bas, la restructuration pourrait être encouragée par des moyens financiers publics, notamment sous forme de cautionnements et de contre-garanties, et/ou la solidarité professionnelle ». Concernant les marchés extérieurs, un renforcement du club des exportateurs de l’Ofival est suggéré, afin de coordonner les actions et d’éviter des concurrences « fratricides ». Le rapport propose de développer la valeur ajoutée, en augmentant l’élaboration des produits. « Il serait souhaitable que la découpe primaire soit généralisée à l’ensemble de la production des grands abattoirs et que le désossage soit considérablement développé pour répondre à la demande des GMS, de la RHD, du hard discount et des salaisonniers. »

Pour mieux adapter l’offre à la demande, le Coperci propose de moduler les systèmes de production suivant les débouchés, avec éventuellement une révision des grilles de classement. Il recommande la mise en place d’une cotation des pièces.

Le rapport formule aussi des propositions en matière de prospective amont et aval de la filière porcine (réduction des distorsions de concurrence, maîtrise des coûts de production, accompagnement des éleveurs souhaitant quitter le métier…). Les propositions portent également sur l’amélioration de la commercialisation des produits (développement de nouveaux produits, simplification du dispositif de signes de qualité, amélioration de l’étiquetage) et sur les aspects sanitaire et environnemental (simplification et harmonisation du dispositif réglementaire, démarche de qualification des élevages…).

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