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Porc : envolée des prix européens à la production

A l’approche de l’été, malgré la hausse de la production dans l’Union européenne au premier trimestre 2006, les prix à la production ont progressé. Cette situation favorable devrait se maintenir dans les prochains jours.

Alors que le prix du porc français avait été confronté à quelques semaines de baisse en avril dernier, l’heure est à une nette hausse de la cotation 54 TVM, comblant ainsi le décalage de prix qui existait avec les pays voisins. Mais ce sont justement les écarts de prix conséquents qui ont pu dynamiser les ventes françaises à l’export au mois de mai dernier.

Les cours sont élevés dans toute l’Europe

En ce début juin, la situation est similaire dans les principaux pays producteurs européens : offres limitées, baisse des poids de carcasse, très bonne demande en viande, stocks inexistants.

Dans ce contexte, les cours du vif s’affichent partout en hausse : 1,28 euro/kg en Espagne la semaine dernière (soit +13,5 centimes depuis le 1er mai et meilleur niveau de prix depuis septembre 2001), 1,14 euro/kg aux Pays-Bas (soit encore +3 centimes par rapport à la semaine 22). Le Danemark gagnait également 2 centimes, à 1,274 euro/kg, et l’Italie affichait 3 centimes de hausse à Modène et +5,5 centimes à Mantoue et Milan en semaine 22. La cotation allemande reste également spéculative tant la demande est soutenue depuis la fin avril, à 1,62 euro/kg en semaine 23. En France, à 1,292 euro le kg jeudi dernier, le cours du vif augmente significativement (+15,1 centimes depuis le début de la semaine 21). Selon le MPB, l’importance de cette hausse en un temps aussi court est à relier au déphasage de prix par rapport à la concurrence et à «l’appel d’air» créé par des écarts élevés avec les pays voisins.

Cependant, la faiblesse des offres saisonnières n’est pas le reflet du niveau de production dans l’Union. Selon l’ITP, la production européenne de l’UE à 25 devrait rester quasiment stable (+0,9 %).

Elle devrait être plutôt identique dans les pays de l’ancienne UE à 15 et progresser de 6 % dans les Nouveaux Etats Membres (NEM). Et au deuxième trimestre, la production devrait être légèrement supérieure à celle de 2005 à la même période (+0,6 %), mais avec des écarts : baisse de plus de 1 % prévue pour l’UE à 15 comparé au deuxième trimestre 2005, et croissance dépassant les 8 % dans les NEM (sous l’effet principal de la Pologne, en raison de ses 34 % des effectifs des NEM).

Ventes de viande porcine française en hausse

Sur les deux premiers mois de 2006, les exportations de viande porcine française ont augmenté de 9 % par rapport à la même période de 2005, tout comme l’Espagne et la Belgique. L’Italie, notre premier client, a accru ses achats de 17 % à 27.000 téc et les ventes vers le Japon ont été multipliées par 2,3 ; tandis que nos ventes poursuivaient leur baisse vers la Russie et la Corée du Sud, selon Agreste. A l’import, l’Espagne ne cesse de renforcer sa présence sur le marché français depuis 2000. Sur les trois premiers mois 2006, les importations espagnoles se sont accrues de 9,3 %.

Malgré la baisse du dollar et la chute des prix aux Etats-Unis, l’exportation reste teintée d’optimisme pour le moment. Dans certains pays de l’UE cependant, des àcoups d’offre pourraient se faire sentir, du fait de l’assouplissement des mesures liées à la peste porcine. En France, avec la hausse saisonnière de la consommation, les exportations pourraient se replier et les importations s’accroître.

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