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Porc du Sud-Ouest : une deuxième IGP en bonne voie

Après l'IGP «Jambon de Bayonne», l'Inao a donné son aval à la mise en place d'une deuxième IGP pour le porc du Sud-Ouest, destinée à valoriser l'ensemble de la carcasse des porcs charcutiers.

« Nous venons de passer le premier pallier de notre seconde demande d’IGP. Aujourd’hui, nous avons accompli les deux tiers du chemin», se réjouit Bernard Dupont, président de l’INPAQ, Interprofession porcine d’Aquitaine.

Après trois ans de démarches, les producteurs de porcs du Sud-Ouest ont en effet reçu, début juin, un signe positif du comité national de l’Inao qui a voté pour la création d’une deuxième IGP, destinée cette fois à valoriser la viande fraîche, issue des carcasses des porcs produits dans une partie du bassin.

Six ans après l’obtention de l’IGP Jambon de Bayonne, qui ne valorise que les jambons, les producteurs sont donc satisfaits de cette avancée qui leur redonne du courage. « L’IGP concernera uniquement les éleveurs qui voudront adhérer, précise Bernard Dupont. Aujourd’hui, sur le bassin de production, ils sont quasiment tous en filière Jambon de Bayonne La zone de production des porcs pour le Jambon de Bayonne couvre l’Aquitaine, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes, ainsi que les départements limitrophes : Haute-Vienne, Corrèze, Cantal, Aude et Pyrénées-Orientales.. » Le dossier de cette deuxième IGP est porté par les trois interprofessions porcines d’Aquitaine, Midi-Pyrénées et Poitou-Charentes, ainsi que par les producteurs de Porc Fermier du Sud-Ouest et de Porc au Grain du Sud-Ouest, mais elle porte sur un périmètre plus limité que la première IGP. Quinze départements entiers sont pris en compte (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Charente et Charente-Maritime), ainsi que quinze cantons des Deux-Sèvres et quinze cantons de l’Aude. Les cochons devront être nés, abattus et transformés sur cette zone.

Les principales caractéristiques du cahier des charges portent sur le poids des porcs qui seront plus lourds que la moyenne et sur leur âge (ils seront plus vieux). « D’ici cinq ans, nous voudrions également que leur alimentation comprenne 50 % de maïs du Sud-Ouest, poursuit Bernard Dupont. Grâce à l’ensoleillement et parce qu’il est plus tardif que dans d’autres régions, ce maïs est plus chargé en amidon. Nous pensons qu’il est important que les consommateurs sachent comment sont nourris les porcs dont ils mangent la viande ». L’IGP Porc du Sud-Ouest portera sur la viande fraîche (cotelettes…) et sur la première transformation (saucisses…). Le dossier est aujourd’hui à Bruxelles.

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