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Pomme de terre : l’innovation prime

Face à un marché ouest-européen arrivé à maturité, les transformateurs de pommes de terre doivent innover.

Sur une production nationale moyenne de pommes de terre de conservation de l’ordre de 4,5 Mt, 1,2 Mt vont à la transformation (flocons pour la purée, frites, chips, etc). Par ailleurs, la féculerie qui travaille des variétés spécifiques utilise chaque année 1,2 Mt de tubercules féculiers.

Ces deux branches de la production et de la transformation de la pomme de terre sont représentées par le GIPT, groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre. Les acteurs de la filière se sont retrouvés à l’occasion d’une journée d’étude placée sous la présidence de Didier Lombart, président du GIPT, consacrée à la « situation des marchés et perspectives d’évolution pour la filière de valorisation de la pomme de terre ».

En ce qui concerne les produits transformés, le débat a été largement consacré a l’attente des consommateurs. Au plan européen, la consommation de produits transformés (frites et chips notamment) est plutôt en retrait avec un marché ouest-européen arrivé à maturité et les unités de production en surcapacité par rapport à la demande. Les industriels doivent donc chercher dans l’innovation le développement, voire simplement le maintien de leurs marchés. En France, l’industrie de la transformation dispose d’atouts considérables grâce à une production de pommes de terre répartie sur l’ensemble du territoire, un territoire par ailleurs sain, un savoir faire des producteurs et une bonne recherche fondamentale et appliquée.

Produits basiques ou très élaborés ?

Encore devront-ils arbitrer leurs choix entre des produits très élaborés pour répondre à une demande plus sélective et des produits basiques correspondant au développement du Hard discount. Les relations contractuelles entre les industriels et leurs acheteurs (distribution) doivent également être renforcées pour segmenter les marchés dès la production. De même, s’impose un devoir de communication avec le consommateur pour bien l’informer sur les qualités des produits.

S’agissant de la féculerie, industrie régie par des quotas de production communautaires qui devraient être reconduits, l’évolution de la PAC est suivie avec un intérêt particulier. Mais sur le plan économique, cette industrie peut poursuivre son développement à travers des applications multiples, tant dans le domaine alimentaire qu’industriel (amidonnerie).

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