Aller au contenu principal

Pomme de terre : le CNIPT renforce sa stratégie

Aidé par le cabinet Ernst et Young, le comité national interprofessionnel de la pomme de terre, affine sa stratégie notamment en éclaircissant la segmentation de l’offre et en renforçant les contrôles sur la qualité.

Le CNIPT, Comité National Interprofessionnel de la Pomme de Terre, a fait de son nouveau « projet stratégique » le thème majeur de son Assemblée générale tenue hier à Paris. Ce plan, réalisé avec l’aide du cabinet Ernst et Young, survient 10 ans après le réajustement de programme et d’organisation entrepris par l’organisation interprofessionnelle et quinze ans après le lancement d’un plan de reconquête des consommateurs. Ces deux premiers projets avaient apporté des éléments très positifs au marché français de la pomme de terre, dont le moindre n’est pas d’avoir sorti ce légume de son image basique aux yeux d’un public sollicité par une offre de plus en plus diversifiée, abondante et désaisonnalisée de produits frais.

La segmentation de l’offre en pommes de terre a donc compté comme l’une des grandes actions de la filière, sous l’égide du CNIPT. La segmentation ne doit cependant pas devenir désordre et dans son nouveau projet stratégique, le CNIPT en propose des règles plus claires et mieux définies, reconnues par un accord interprofessionnel, permettant une meilleure lisibilité du rayon pommes de terre.

Renforcement des contrôles sur la qualité

La communication auprès du consommateur en sera facilitée. À ce propos, la poursuite de la communication générique interprofessionnelle est confirmée par le projet et l’expérience acquise au cours de ces dernières années permettra d’en clarifier les messages et les vecteurs.

La place de la pomme de terre dans le « panier de la ménagère » est aussi conditionnée par la qualité du produit. Les démarches qualité figurent donc en bonne place dans le nouveau plan stratégique. Et comme la peur du gendarme est un stimulant salutaire de la bonne volonté, le CNIPT annonce le renforcement des contrôles de la qualité à tous les stades de la filière. Les échanges producteurs-négociants dans le cadre des « groupes de progrès » seront accentués pour une meilleure appréciation du marché.

Enfin, l’exportation qui s’est révélée au cours de ces dix dernières années comme un facteur primordial d’équilibre du marché sera dynamisée par des actions spécifiques pour renforcer les marchés actuels et faciliter la recherche de nouveaux débouchés, en particulier en Europe de l’Est. Comme le souligne Jean-Michel Loridan, président sortant du CNIPT : « il n’y pas révolution, mais plutôt continuité dans ce qui a été présenté […] ce qui est important et nouveau, c’est que nos orientations ont été clarifiées, validées et hiérarchisées».

Enfin, sur un sujet sensible, les prix, Jean-Michel Loridan dénonce les risques d’une politique de bas prix notamment à travers certaines promotions : « dans la situation que nous vivons, avec un encombrement général des marchés, la recherche de prix toujours plus bas est la plus mauvaise des solutions. Elle empêche les opérateurs et les producteurs d’investir dans la qualité, ce qui conduit à l’impossibilité de répondre aux attentes légitimes des consommateurs. Elle rend nos produits plus sensibles à la concurrence de pays émergents, nous faisant perdre des marchés ».

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio