Aller au contenu principal

Période de transition pour le marché bovin

Après une hausse constante des cours, le commerce commence à ralentir sur le marché bovin, accompagnant la baisse saisonnière des besoins des abattoirs. Les femelles bouchères sont les premières touchées.

Fermeture proche des collectivités, mais début des vacances encore éloigné, le marché bovin est en phase de transition.

La semaine dernière, le commerce a ralenti sur les marchés en vif. Les femelles de races bouchères, les plus disponibles, ont été les premières touchées par la baisse des besoins des abattoirs. Pour les vaches et les génisses de catégorie U et R, les cours ont reculé, sur les différentes places de marché. A Sancoins, les vaches R reculaient de 4 centimes, et de 3 centimes à Parthenay. En début de semaine, le marché de Cholet avait annoncé la tendance avec une baisse dans le type allaitant de conformations intermédiaire et supérieure.

Les réformes laitières, peu présentes, ont moins subi la pression des acheteurs. L’évolution des cours était même à la hausse sur la plupart des marchés (surtout dans l’Est du territoire), mais il est probable que les prix fléchissent également dès cette semaine.

Selon l’Institut de l’Elevage, les abattages de femelles ont continué de reculer au mois d’avril, confirmant la tendance du début d’année. 204 000 femelles ont été abattues en avril, soit une baisse de 6 % par rapport à 2003. Les abattages de bœufs, eux-mêmes en diminution, ne permettent pas de compenser ce déclin structurel.

A contrario, le jeune bovin connaît actuellement une période d'embellie, et les cours, qui avaient atteint des niveaux très bas, remontent. Bien que leur consommation soit peu dynamique, les marchés italien et grec sont acheteurs, en raison de la compétitivité de nos tarifs. Ces dégagements à l'export permettent de désengorger notre marché intérieur. Avec l'arrivée de la période estivale, la demande à l'export devrait encore progresser. Les opérateurs abordent donc les semaines à venir avec plus d'optimisme.

Niveau de prix élevés pour le bétail maigre

En ce qui concerne le maigre, les disponibilités sont également limitées. C'est particulièrement le cas pour les bonnes vaches destinées à l'embouche. L'herbe étant plutôt abondante ce printemps, les producteurs ne cherchent pas à vendre ce type de marchandise, et préfèrent les garder à l'engraissement. Les cours restent donc élevés, même s'ils plafonnent pour la marchandise de type intermédiaire.

En broutards, la demande pour les sujets primables est importante, les ateliers d'engraissement n'étant pas encore remplis. A l'export, le marché est tendu pour les sujets lourds. Pour les femelles, le marché italien est actif, de même que notre marché intérieur. En revanche, le marché espagnol est très en retrait pour les petites laitonnes.

Pour le veau de boucherie, la demande avait fortement reculé après la Pentecôte. La semaine dernière, le marché a retrouvé un certain équilibre, et les cours ont pu se maintenir sans difficulté, sur des bases élevées.

Fin de la hausse pour le veau de huit jours

Ce qui n'est pas forcément le cas en veaux de huit jours. Il semble que les cours aient atteint un plafond (surtout en veaux frisons), et la pression des intégrateurs se fait maintenant nettement sentir. Les cours devraient donc commencer à descendre, d'autant plus que les vêlages d'été vont s'amplifier. La demande pour remplir les ateliers après la mise aux normes devrait cependant rester bien orientée, et le prix des veaux laitiers tirent ves la hausse ceux des veaux d’élevage.

Rédaction Réussir

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

Hausse des prix des céréales, entre tensions internationales et conditions de culture difficiles

Les prix du blé tendre, des orges et du maïs ont fortement progressé sur le marché physique français entre le 13 et le 20…

oeufs
Œufs polonais contaminés : Lidl suscite la colère de l’amont

La présence d’œufs polonais dans les magasins Lidl était dénoncée par l’amont depuis plusieurs semaines, car ceux-ci ne…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio