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Ovins : quelle évolution de la production en 2005?

Les estimations de l’Ofival pour l’année 2004 ne sont pas vraiment étonnantes. Les perspectives annoncées pour 2005 ne le sont pas plus, mais elles restent incertaines, les éleveurs et l’interprofession pouvant les influencer de façon somme toute importante.

En ce début d'année 2005, le marché ovin est globalement calme. Les prix ont baissé début février, mais la faiblesse de l'offre tendait encore à freiner cette tendance. Depuis, les cours ont chuté.

Un bilan 2004 peu étonnant

Les données de l'Ofival pour l'année 2004 n'étonneront pas les professionnels. En effet, la production a continué de diminuer en 2004. Elle chuterait de 3,2%, soit de 185.000 têtes par rapport à 2003. En tonnes, ce repli est un peu moins important (-2,8%), compte tenu de la progression du poids moyen (+0,4%).

La baisse de la production d'agneaux s'élèverait à 3,3%. Elle serait liée à la baisse du cheptel de brebis, ainsi qu'à la diminution de la productivité numérique moyenne. Pour les brebis, le repli de la production ne serait que de 1,9%.

Le commerce extérieur ovin a accentué de 2.700 tec son déficit en 2004. Ceci s'explique, selon l'Ofival, par un développement des importations françaises et par un repli des exportations d'animaux vivants.

Pour les importations, les achats de viande ont progressé de 1,6%, par rapport à 2003 et ont donc atteint les 142.500 tec. Cette légère hausse s'explique par l'augmentation des importations en provenance de l'UE à 15 (+2,7%), les pays tiers reculant leurs envois vers la France de 1,2%. Nos exportations ont diminué de 2,4% pour les animaux vivants. En revanche, nos envois de viande demeuraient stables par rapport à 2003.

D'autre part, les prix à la production sont restés identiques à ceux 2003. Les brebis, ont vu leurs tarifs se tasser quelque peu. Cette stabilité au stade de la production ne s'est pas répercutée sur les prix de détail. Ces derniers ont continué de progresser (+2,7%) et d'après le panel Secodip, le prix moyen des achats par les ménages a augmenté de 4,1%.

Tout ceci a bien évidemment joué sur la consommation. Cette dernière, déjà à un faible niveau depuis la crise sanitaire de 2001, a poursuivi en 2004 sa tendance baissière (-0,3%) par rapport à 2003.

L’année 2005 serait plutôt stable

Les perspectives de l'Ofival parlent d'une offre presque identique à celle de 2004. Ces professionnels prévoient aussi une légère hausse des importations en provenance du Royaume-Uni et probablement de Nouvelle-Zélande (pour la viande «chilled» surtout). Ces quelques augmentations viendraient compenser une nouvelle baisse de notre production, estimée à 1,4%, compte tenu du repli du cheptel de reproductrices en 2004 (-1,5%). Mais ces prévisions sont loin d'être certaines. En effet, comme le note l'Office, personne ne peut savoir d'avance comment les éleveurs vont réagir à la veille de l'application du découplage partiel des aides directes.

D'autre part, les prix en production demeureraient à un bon niveau, voire en très légère hausse par rapport à l'année dernière, et la consommation est attendue en faible baisse (-0,2%).

A ce sujet, les professionnels semblent vouloir réagir. En effet, selon le Sniv, l’interprofession ovine souhaite renforcer sa présence dans les médias, en faisant débuter sa «campagne ovine» dès la mi-février. L’objectif étant d’augmenter la fréquence de consommation.

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