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Ovins : la faiblesse de l’offre soutient les prix

Des abattages en baisse, des exportations qui progressent significativement et des importations en légère hausse entraînent des disponibilités toujours plus faibles. Cette tendance s’est surtout ressentie cet été, période pour laquelle les professionnels tirent un bilan positif.

Le 21 septembre 2005 s’est tenu le dernier conseil spécialisé ovin de l’Ofival. Cette réunion a été l’occasion de faire le point sur l’évolution de l’offre, de la demande et des échanges depuis le début de l’année.

Une production française toujours limitée

Selon l’Office, le cheptel français serait en baisse de 0,9 % en 2005 par rapport à 2004. De nombreux pays de l’Union sont concernés. Les plus forts replis sont notés pour l’Espagne (-5,8 %), la Grèce (-4,4 %) et l’Irlande (-2 %), les trois pays ayant opté pour le découplage total des aides directes dès le 1er janvier dernier.

La production française demeure toujours limitée. Le nombre d’animaux vifs sortis serait cependant en hausse de 2 % au premier semestre 2005. Selon l’Ofival, les abattages contrôlés ont diminué de 1,5 % sur les sept premiers mois de l’année par rapport à la même période de l’an dernier. Ce repli s’élève même à 2,2 % (soit 1.100 tec) pour les agneaux. L’explication de ces deux évolutions se trouve au niveau de nos exportations.

Forte progression de nos exportations en vif

La demande en animaux vifs des pays du Sud de l’Europe (Espagne et Italie) a été importante au premier semestre. La France en a profité pour développer ses exportations, les augmentant de 134.000 têtes. Un ralentissement est attendu en fin d’année. Sur l’ensemble de l’année, nos envois devraient progresser de 13,1 % par rapport à 2004.

En viande, la tendance est en revanche baissière (-9,5 %), par manque de disponibilités. Un repli de 3,8 % est attendu pour 2005.

Sur la première moitié de l’année, nos importations de viande ont progressé en provenance du Royaume-Uni (+5 %, soit + 1.200 tec), d’Irlande et des Pays-Bas. Elles ont par contre nettement reculé en provenance de Nouvelle-Zélande (-6,4 %, soit 1.300 tec). Pour 2005, les professionnels prévoient une légère hausse (+0,8 %, soit + 1.200 tec) de nos achats.

Du côté de la consommation, les dernières données Secodip font état d’une baisse de 2,5 % des achats des ménages en viande ovine sur 52 semaines se terminant le 7 août par rapport à la même période un an auparavant.

Par bilan, l’Ofival parle d’une baisse de 0,6 % sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à 2004. La fin d’année pourrait être meilleure (Ramadan, fêtes de fin d’année, …), d’où une consommation en baisse de seulement 700 tec en 2005.

Des prix soutenus pendant tout l’été

Le bilan de l’été 2005 est plutôt positif. Les faibles disponibilités ont permis aux cours de se maintenir à un bon niveau. Selon l’Institut de l’élevage, les prix à la production ont été bons. L’habituelle baisse observée au mois de juillet n’a pas eu lieu, et les cours sont restés au-dessus de 4,60 euro/kg en moyenne, soit 10 % au-dessus de leur niveau de l’an dernier. La fin de la période estivale, la reprise des collectivités scolaires, … ont entraîné un mouvement haussier des cours, mais moins marqué que les autres années.

Notons cependant que sur les neuf premiers mois de l’année, le prix moyen pondéré nationale de l’agneau s’est élevé en moyenne à 4,77 euro/kg, contre 4,81 euro/kg en 2004.

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