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Ouest : le futur des IAA vu par le conseil économique et social

Avec 35,5 % des emplois industriels en Bretagne, le Conseil économique et social régional (CESR) a échafaudé quatre scénarios en donnant plus ou moins d'importance à des variables économiques récurrentes.

La section prospective du Conseil économique et social régional (CESR) de Bretagne a rendu public, la semaine dernière à Rennes (Ille-et-Vilaine), une intéressante réflexion sur les évolutions de l'industrie bretonne à l'horizon 2021. Son but : suggérer au conseil régional de Bretagne des pistes stratégiques pour qu'il assume « son rôle de coordination du développement économique régional ». Au premier rang des secteurs industriels figure évidemment l'agroalimentaire.

Avec 35,5 % des emplois industriels, il devance dans l'ordre l'électronique et les technologies de l'information et de la communication, l'industrie automobile et la construction et la réparation navale. Le CESR a échafaudé quatre scénarios en donnant plus ou moins d'importance à des variables économiques récurrentes : contexte international, organisation politique, R&D, forme de la concurrence, société, environnement, énergie.

Le premier- « sauvons la planète ! »- suppose que les problèmes énergétiques et environnementaux sont devenus « de véritables priorités politiques (...) en Europe. » Les IAA font face à un fort renchérissement du coût logistique. Certaines doivent fermer ou se délocaliser pour se rapprocher des grands bassins de consommation. « Au final, l'emploi diminue ». Deuxième scénario - « vive la techno »- : la recherche et développement est devenue le moteur de la croissance économique et agroalimentaire. Les IAA engagent de gros investissements immatériels, les biotechnologies se développent. Cependant, les industriels s'affranchissent aussi de plus en plus de la matière première locale. Avec les distributeurs, ils renforcent leur « domination sur les producteurs locaux ».

Des pistes de réflexion

Dans le troisième scénario - « tous à l'abri »-, le CESR imagine de très fortes tensions sur le plan international et des menaces importantes. « C'est le scénario de la peur et des replis défensifs», avec une recrudescence des inquiétudes alimentaires, une crise de confiance entre consommateurs et industriels qui favorise le retour aux filières qualité, labels, garanties d'origine... « Un univers impitoyable» (dernier scénario) consacre une compétition économique exacerbée, une logique de rentabilité des actifs industriels et un monde alimentaire divisé en deux : d'un côté des marques mondiales, de l'autre des produits non marqués. Les IAA bretonnes fournissent les uns comme les autres, mais dans une situation de forte dépendance.

Aussi le conseil économique et social de Bretagne propose-t-il que dans le domaine énergétique, la région devienne, en quinze ans, « opérationnelle en matière de ferroutage compte tenu de sa situation géographique particulière». Pour les aides aux entreprises, il suggère de favoriser les projets coopératifs, le développement de capital-risque régional...

R & D, culture scientifique et technique, développement durable, territoires : autant de défis en face desquels le CESR montre et donne des pistes de réflexion au conseil régional de Bretagne pour que la région ne subisse pas « son destin (mais) quel que soit le scénario, (...) se dote d'une volonté forte pour s'organiser en conséquence, en développant des stratégies adaptées ».

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