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ONIGC : un stock de report maïs « préoccupant »

Ce report de 2,5 millions de tonnes ne serait que de 2 % supérieur à celui de 2006/2007. Mais la collecte atteignait alors 29,6 Mt contre 27,3 estimé cette année.

Nous avons indiqué hier, dans notre analyse du marché céréalier, les principaux chiffres des bilans prévisionnels présentés mercredi au conseil spécialisés de l’ONIGC. Ces nouveaux bilans se distinguent surtout par la perspective d’un alourdissement du stock de report de blé tendre et la confirmation d’un stock de maïs encore plus lourd, au point d’en être « préoccupant » selon les termes mêmes du directeur général de l’Office. Ce stock, avec 3,25 Mt, serait le plus élevé depuis le début de la décennie 2000 et de 70 % supérieur à celui (modeste) de la précédente campagne. Il trouve son origine, en premier lieu, dans l’abondance d’une collecte de 12,5 Mt, mais surtout dans la baisse considérable de nos ventes à nos clients traditionnels de l’Union européenne, tout spécialement l’Espagne, qui ont eu largement recours aux maïs d’origine sud américaine au détriment de leurs habituels fournisseurs français.

Les entrées de maïs dans l’UE dépassent déjà les 11 Mt et l’ONIGC envisage pour l’ensemble de la campagne plus de 12 Mt, l’autorisation d’importation et d’utilisation du maïs OGM, GA 21, très attendu par les importateurs espagnols n’étant pas de nature à arranger les choses Les attributions de certificats d’exportation, pour le blé, et surtout d’importation pour le maïs et le sorgho seront particulièrement intéressantes après deux semaines d’attribution massive de tirages pour le maïs et le sorgho ; voir notre édition de demain.. On a connu des collectes plus élevées que l’actuelle, dont celle de 2001-2002 à 14,2 Mt, mais les livraisons à l’UE atteignaient, cette même campagne, 7,9 Mt et le stock de report de 2,4 Mt était alors inférieur de 800 000 t à celui annoncé pour cette campagne.

Concurrence des pays-tiers

Heureusement, le prix très compétitif, ou plus exactement redevenu très compétitif, du maïs par rapport au blé fourrager a incité nos fabricants d’aliments du bétail à accroître leurs utilisations de maïs français, à 4 millions de tonnes (un record) après avoir tâté eux aussi du maïs brésilien en début de campagne ; Il faut dire que le prix du maïs hexagonal d’alors, en frôlant les 250 euros rendu Bayonne était très incitatif à un recours au maïs brésilien et a sans doute amorcé de nouveaux courants d’approvisionnement dans l’UE qui risquent de durer. Le blé français a, lui aussi, subi la concurrence des blés d’origine pays tiers sur notre débouché communautaire qui a déjà accueilli 4,2 Mt de blé importé contre 3, 3 l’an passé Les attributions de certificats d’exportation, pour le blé, et surtout d’importation pour le maïs et le sorgho seront particulièrement intéressantes après deux semaines d’attribution massive de tirages pour le maïs et le sorgho ; voir notre édition de demain.. L’ONIGC a donc revu en baisse de 230 000 t son estimation de ventes à l’UE, ce à quoi il faut ajouter la réduction de 100 000 t des utilisations par les FAB. La prévision de stock de report s’en trouve alourdie de 290 000 t, ce qui a pour conséquence sur le marché un nouvel effritement des cours sur Euronext hier (voir par ailleurs) alors que le marché physique semble se stabiliser ce jeudi matin. Bien que dans l’absolu, un report de 2,5 Mt n’ait rien de pléthorique ; il ne serait que de 2 % supérieur à celui de 2006-2007, mais la collecte atteignait alors 29,6 Mt contre 27,3 estimé cette année. Comme indiqué hier, le conseil de l’ONIGC, se fiant à l’accélération des attributions de certificats d’exportation depuis quelques semaines Les attributions de certificats d’exportation, pour le blé, et surtout d’importation pour le maïs et le sorgho seront particulièrement intéressantes après deux semaines d’attribution massive de tirages pour le maïs et le sorgho ; voir notre édition de demain., a maintenu l’augmentation de 200 000 t décidée par le conseil de mars, des prévisions de sorties vers les pays tiers pour un objectif de 4,8 Mt. Le retour à la compétitivité prix des blés français à la compétitivité, salué le mois dernier, n’est plus de mise. Les bilans blé dur et orge n’ont pas fait l’objet de modifications particulières et correspondent à des situations d’équilibre.

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