Obésité : les Français n’ont pas les idées claires sur le rôle des IAA
Trois quarts des Français estiment qu'avoir « une alimentation variée, saine et équilibrée est le comportement jugé le plus important pour préserver sa santé », révèle un sondage TNS Sofres, réalisé pour les 2 e assises de l'industrie alimentaire, organisées par l'Ania Enquête réalisée auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus (entre le 20 et 21 février derniers).. Cette affirmation arrive loin devant la pratique régulière d'un sport (51% des citations) et le fait de bien dormir (42%). Cette prise de conscience du lien alimentation-santé se traduirait dans l'acte d'achat des consommateurs. Trois français enquêtés sur cinq se déclarent incités à choisir un produit plus cher que ses concurrents s'il promet une influence bénéfique sur la santé.
TNS Sofres s'est aussi penché sur la question de la responsabilité du développement de l'obésité. Cette maladie augmente chez les enfants : la faute à une alimentation déséquilibrée (pour 41% des sondés) et au grignotage (39%) juste devant le manque d'éducation alimentaire de la part des parents (32% de citations), le temps passé devant la télévision ou les jeux vidéos (29%) et le manque d'exercice (28%). Si ces résultats témoignent d'une responsabilité personnelle comprise et assumée sur la question des comportements alimentaires, selon TNS Sofres, 47% des Français souhaitent que les industries alimentaires fassent prioritairement porter leurs efforts sur la lutte contre l'obésité.
La pub TV dépassée
«Au cours des prochaines années, le défi sera de continuer à répondre aux exigences en matière de goût, de qualité nutritionnelle optimisée, tout en promouvant les comportements raisonnables auprès des consommateurs qui manifestent un désir d'alimentation saine et qui, continuent pourtant à avoir des habitudes favorisant un certain déséquilibre alimentaire», analyse Deloitte à la lecture de ces résultats paradoxaux. Les actions permettant d'optimiser les recettes des produits ne suffiront pas, prédit le cabinet de conseil, « elles devront être accompagnées de mesures d'éducation et d'actions de terrain, plus particulièrement auprès des enfants ».
A l'heure où une menace pèse sur la publicité TV des produits alimentaires, le cabinet Deloitte conseille dans le même temps aux IAA de promouvoir leurs produits auprès de jeunes cibles sur internet, au cinéma et sur les téléphones portables. «Le placement des produits dans les films et les jeux électroniques» sont également conseillés. Explication de Deloitte : «la technologie permet maintenant d'éviter les messages publicitaires transitant par les moyens traditionnels dont font partie la télévision».