Nathalie Kosciusko-Morizet
La passe d’armes à laquelle a donné lieu la première lecture du projet de loi OGM à l’Assemblée nationale a provoqué une réaction acerbe de Nathalie Kosciusko-Morizet. Après le vote -notamment dû à l’absence de nombreux députés de la majorité- d’un amendement de l’opposition que la secrétaire d’Etat à l’Ecologie a implicitement soutenue, NKM a été mise en cause par son propre camp. Du coup, elle s’est lâchée : « il y a un concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé, qui essaye de détourner l’attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe UMP, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d’assurer le service minimum. Si le travail de préparation préalable avait été fait dans ce groupe, cela ne se serait pas produit. Ce n’est pas normal qu’il y ait si peu de députés de la majorité en séance. Manifestement, Copé n’arrive pas à tenir le groupe. Quant à Jean-Louis, j’attends avec impatience qu’il vienne exprimer la “parole unique” du gouvernement dans l’Hémicycle. Quand il veut, il vient », selon les propos retranscris par Le Monde du 10 avril. Pressée de toutes parts, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est finalement excusée.