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Mirabelle de Lorraine : faible récolte, mais belle qualité

La campagne, qui a démarré il y a quinze jours, a été assombrie par les intempéries du printemps. Mais la qualité est au rendez-vous.

Pour la troisième année consécutive, la mirabelle de Lorraine enregistre une baisse de récolte. Cette année ce sont les épisodes de gel de fin mars qui sont responsables de la perte de 65 % des fruits. « À cette période, les arbres sont en pleine floraison et les mauvaises conditions climatiques ont détruit une bonne partie des bourgeons », explique Bruno Colin, directeur de la coopérative fruitière Vega Fruits, qui rassemble 250 adhérents producteurs et réalise un chiffre d’affaires entre 5 et 5,5 millions d’euros. Le volume de la récolte, qui a débuté le 10 août, sera donc de l’ordre de 4 000 à 5 000 tonnes pour la filière - dont 2 500 tonnes pour Vega Fruits - contre 8 000 tonnes pour une année normale. Financièrement, l’impact devrait être non négligeable pour les agriculteurs. « Malgré une cotation de 1 euro supplémentaire le kg cette année par rapport à l’année dernière, les agriculteurs vont perdre une bonne partie de leur chiffre d’affaires. Heureusement, la mirabelle n’est pas l’unique revenu de nos adhérents. La plupart d’entre eux ont d’autres types de vergers ou d’autres activités agricoles. Évidemment, nous espérons une classification en calamité agricole », commente Bruno Colin.

Une qualité exceptionnelle

Reste que si la récolte est amoindrie, la qualité des fruits cette année est exceptionnelle. « Nous sommes revenus à un calendrier normal. Cette année, les fruits sont arrivés à maturité début août et leurs taux de sucre est excellent. Ils seront particulièrement bien adaptés à la vente comme fruits de bouche », reprend Bruno Colin. La vente comme fruit de bouche représente un tiers des volumes de la filière, contre deux tiers pour les débouchés industriels.

Si le manque de volume ne sera donc pas un problème pour la vente aux étals, les acteurs du secteur ont déjà des solutions pour éviter une pénurie auprès des industriels. En effet, il y a 5 ans, Vega Fruits a créé une unité de surgélation qui lui a permis de constituer un stock tampon.

Disposant d’une IGP depuis 1996, la filière est à la recherche constante de nouveaux modes de consommation pour dynamiser ses ventes. Cette année, Vega Fruits présentera à la prochaine édition du SIAL une innovation qui devrait permettre de rajeunir le profil des consommateurs. Il s’agit de mirabelle lyophilisée, à grignoter comme un petit snack sucré (voir photo). Pour l’instant, la coopérative fait faire ces produits à façon, mais l’objectif, si le succès est au rendez-vous, est de créer une unité de lyophilisation d’ici un an.

Rédaction Réussir

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