« Mieux se nourrir » au cœur des priorités de la France à l’export
Pour rééquilibrer sa balance commerciale, la France a décidé de concentrer ses efforts sur quatre grandes « familles », ainsi résumées par la ministre du commerce extérieur Nicole Bricq : « mieux se nourrir », « mieux se soigner », « mieux vivre en ville » et « mieux communiquer ». Les filières agricoles et alimentaires et les équipements sont « au coeur d’enjeux majeurs », a-t-elle déclaré hier lors de la présentation de la stratégie pays/produits du gouvernement. Sur ce secteur, « le marché mondial devrait progresser de 100 milliards d’euros d’ici 2017 ». Et la France compte bien en profiter. « Nous sommes un des rares pays au monde qui maîtrise totalement la traçabilité de nos viandes », a témoigné Dominique Langlois, PDG de Jean Rozé, qui a « largement tenu la plume » du plan export pour l’agroalimentaire, selon Nicole Bricq. Au cours de la conférence, il a appelé les professionnels de l’agroalimentaire à « chasser en meute » plutôt que d’avoir « plusieurs stands sur le même salon ». Dix-huit pays cibles ont été identifiés pour les secteurs agricoles et alimentaires. Le top 5 (Chine, Etats-Unis, Japon, Allemagne et Royaume-Uni) devant représenter un potentiel d’importations de 284 millions d’euros en 2017 puis 338 millions d’euros en 2022, selon une étude menée par la direction du Trésor en association avec Ubifrance.