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Midiporc prend en main le contrôle sanitaire

L'interprofession porcine de Midi-Pyrénées mettra en place, dès cet été, son organisme à vocation sanitaire.

«La sécurité alimentaire est aujourd'hui au coeur des règlements européens et s'accompagne de procédures à mettre en place dans un système entièrement libéral, expliquait Yves Da Ros, président de Midiporc, interprofession porcine de Midi-Pyrénées, lors de la dernière assemblée générale, mardi 10 juin. L'Etat se désengage de fonctions telles que l'inspection vétérinaire des abattoirs ou la mise en place de systèmes d'épidémio- surveillance des élevages et va déléguer ces tâches à d'autres structures. Nous avons alors le choix entre devenir acteurs de notre avenir ou laisser la main à d'autres, notamment des structures privées, et subir la situation. Pour notre part, nous avons décidé d'agir en restructurant l'ASAMIP, association sanitaire porcine de Midi-Pyrénées, pour en faire un organisme à vocation sanitaire (OVS). Nous n'avons pas complètement abouti, mais nous ne sommes pas loin de trouver une méthode de fonctionnement que nous proposerons bientôt à la DGAL.»

Les enjeux des futurs OVS sont d'autant plus importants qu'ils arrivent, suite à la mise en place du paquet hygiène, au moment où s'établit la liste des ICA (informations sur la chaîne alimentaire) et les modalités de leur suivi, le guide de bonnes pratiques d'hygiène, le plan salmonelle, etc. Créée par l'interprofession porcine, il y a plusieurs années, afin de garantir le suivi sanitaire des élevages de la région, l'ASAMIP servira ainsi de base pour la constitution, dès cet été, de l'OVS de la filière régionale. Sa composition sera élargie pour prendre une «dimension filière» et accueillir fabricants d'aliments, abattoirs, découpeurs, voire transformateurs, laboratoires d'analyses, etc.

Missions élargies

Ses missions seront plus vastes et porteront non seulement sur l'état sanitaire des porcs d'élevage, mais aussi sur celui des aliments qui leur sont destinés et des denrées alimentaires d'origine porcine sur la région. Surveillance, suivi épidémiologique, formation et information seront aussi au menu. L'AREPSA, équivalent aquitain de l'ASAMIP, sera également restructurée et le partenariat renforcé entre les deux structures, notamment en terme de compétences vétérinaires. Trois vétérinaires relais devraient faire l'interface entre les régions et les organismes nationaux. Reste à savoir combien la mise en place de ces nouveaux OVS coûtera à la filière et notamment aux producteurs.

Enfin, ces derniers ont été contents d'apprendre qu'après plusieurs années de chute de la production en Midi-Pyrénées (-7,1 % entre 2003 et 2007), 2007 avait enregistré une hausse de 1,1 % (724 755 porcins, dont 708 057 porcs charcutiers). Les abattoirs n'ont pas été de reste, puisque leur activité a, quant à elle, progressé de 5,1 %, grâce à une forte augmentation des porcs extra-régionaux abattus en Midi-Pyrénées (+26,7 %) et un légère baisse des porcs midi-pyrénéens abattus hors région (-0,3 %).

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