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Michel Barnier conforte la priorité donnée au bio

Des fonds supplémentaires sont accordés pour permettre de tripler les surfaces en bio et d'atteindre 20 % de produits bio dans la restauration collective de l'État.

Le ministre de l’Agriculture a annoncé hier une enveloppe supplémentaire annuelle de 12 millions d’euros afin d’atteindre l’objectif fixé lors du Grenelle de l’environnement de tripler la surface des terres consacrées au bio en France d’ici à 2012, de 2 à 6 %. « Je compte sur cette mesure pour encourager, à partir de l’année 2009, l’engagement de surfaces plus importantes dans la conversion pour l’agriculture biologique », a déclaré Michel Barnier qui inaugurait mercredi les II es Assises du bio, le jour même où les députés devaient commencer à examiner le projet de loi Grenelle I.

Cette rallonge annuelle de 12 millions d’euros sera versée pendant trois ans et s’ajoutera à une enveloppe actuelle de 22 millions consacrée aux aides à la conversion pour les agriculteurs qui souhaitent se mettre à la production biologique, a-t-on précisé au cabinet du ministre. Ce coup de pouce budgétaire va permettre de déplafonner les aides, jusqu’ici limitées à 7 600 euros par an et par exploitation, a précisé le ministre. « J’ai compris que ce plafonnement était un frein, je l’ai levé », a souligné Michel Barnier.

Encourager les céréaliers

L’objectif est d’inciter les exploitants de grandes cultures, comme les céréaliers, à se mettre au bio alors qu’ils n’y avaient jusque-là pas intérêt en raison du plafonnement des aides. L’enjeu est d’autant plus important que l’objectif consiste à tripler les surfaces consacrées à l’agriculture biologique, de 2 % à 6 % en 2012. Le ministre a par ailleurs confirmé le doublement du crédit d’impôt agriculture biologique, de 2 000 à 4 000 euros, qui avait été proposé dans le cadre du Grenelle. Cette mesure prendra effet sur les revenus 2009, a-t-on encore précisé au cabinet du ministre.

Michel Barnier est aussi revenu sur les mesures prises dans le cadre de l’enseignement agricole où désormais « 100 % des élèves auront une formation à l’agriculture biologique au cours de leur cursus ». Il a également rappelé l’objectif « particulièrement ambitieux », fixé par le Grenelle, qui prévoit d’introduire 20 % de produits bio dans la restauration collective des établissements publics d’ici à 2012.

« Ce plan national en faveur du développement du bio n’est pas isolé, a assuré le ministre. Il est intégré dans la vision que je porte sur la scène européenne et internationale. Mon ambition est de dessiner les contours d’une agriculture durable sur le long terme. » Le bilan de santé de la Pac lui offre l’occasion d’ancrer le secteur dans cette nouvelle orientation.

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