McCain a connu une année difficile en 2006
« L’année 2006 aura été une année difficile pour Mc Cain », a expliqué Jean Bernou, président de Mc Cain Europe Continentale, le 20 février lors de l’assemblée du Gappi, groupement d’un millier de producteurs de pommes de terre livrant les quatre usines françaises du groupe. Mc Cain aura dû faire face à une augmentation de ses coûts (huiles, packaging, énergie, main d’œuvre..) alors que « l’augmentation des tarifs décidés durant l’été ne compensait que partiellement ces différentes hausses », a expliqué Jean Bernou. Le groupe a été jusqu’à refuser de livrer certains de ses clients allemands, italiens et français comme Leclerc. Le programme de réduction des coûts a donc visé à retrouver des points de compétitivité : réduction de la structure Mc Cain Europe Continentale et regroupement de certains services appros notamment. Mais Mc Cain a surtout décidé de fermer deux sites sur des marchés jugés matures : l’usine hollandaise d’Hoofdorp puis celle de Vic-sur-Aisne (voir notre édition d’hier). « L’outil de Vic-sur-Aisne, spécialisé dans les produits frits et pré-frits était un outil de production inadapté et nous sommes en train de négocier avec les partenaires sociaux pour envisager avec eux ce projet de fermeture», a expliqué Jean Bernou ce jour-là.
Le groupe s’est-il remis en selle ? Jean Bernou l’assure. « L’augmentation du prix de la pomme de terre place certains de nos concurrents livrant sous MDD dans des positions plus difficiles puisqu’ils ont fixé leurs prix plusieurs mois à l’avance», souligne-t-il. Par contre dans ce contexte, le prix des surgelés devient désormais plus compétitif. Les clignotants semblent donc désormais au vert pour le groupe : développement rapide des ventes en Pologne et Europe centrale, développement des affaires avec McDo, nouveaux produits, etc. permettent à Mc Cain d’entrevoir son avenir européen sous de meilleurs auspices. D’autant plus que « le dialogue avec les producteurs a été renoué» et que les deux parties veilleront « à ce qu’il ne se détériore pas !». Pour preuve, les nouveaux contrats proposés augmenteront de 17% pour la campagne 2007/2008. La concurrence attendait le chiffre avec impatience pour se positionner !