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L’olive française veut sa part du gâteau

La production d’olives de table et d’huiles d’olive, est amenée à se développer dans les prochaines années.

Malgré une récolte 2004 en demie teinte marquée par des conditions météo inadéquates, les oléiculteurs français, réunis sous la bannière de l’interprofession, ont plutôt la vue portée vers le futur.

Si l’engouement des consommateurs pour l’huile d’olive est réel, dans ce domaine comme pour celui de l’olive de table, la production française (presque exclusivement dans le Sud du pays) ne couvre qu’environ 4 % des besoins couverts.

Pour améliorer la présence des produits français, l’Afidol (association française interprofessionnelle de l’olive) vient d’annoncer la création d’un logo « olive de France » et « huile d’olive de France » pour les rendre plus visibles face à leurs concurrents étrangers. Pour renforcer cet attrait, l’interprofession mise également sur la qualité des huiles d’olives françaises, dont les 7 AOC (Appellation d’origine contrôlée) représentent 50 % des volumes. « Nous sommes un petit pays par sa production oléicole, mais grand par sa culture » estime Christian Teulade, directeur de la coopérative du Nyonsais. Il est vrai que la France, avec 3 800 tonnes produites en 2003 et environ 3 000 cette année, n’est pas un acteur de poids. Cette disparité se répercute sur le prix, compris en 12 et 17 euros le litre pour une huile classique, voire de 17 à 22 euros pour une AOC quand les huiles d’importation se vendent à un prix moyen de 5 euros. Pour parvenir à réduire, sinon grappiller cet écart, des plantations d’oliveraies sont à l’ordre du jour. « En 15 ans, plus de 10 000 hectares ont été plantés, pour nous amener d’ici à quelque temps à 7 000 tonnes d’huile d’olive annuellement ». Pour l’olive de table, des objectifs sensiblement identiques ont été fixés, à savoir 3 500 t à l’horizon 2008-2010 contre 2 000 cette année.

La mise en avant de la qualité « France»

Actuellement sur la fin, la récolte 2004 a été moyenne dans l’ensemble des bassins de production, marquée par le vent qui a fait tomber une bonne proportion d’olives au sol, les rendant inexploitables. Seule la région de Nice et la Corse s’en tirent bien, avec une production en hausse sur un an, qui s’explique surtout grâce à de nouveaux vergers. À l’avenir, la filière olive et huile d’olive espère bien que la mise en avant de la qualité « France» et que les nouvelles plantations permettront un développement plus conforme à la tendance actuelle, qui est à la promotion de l’huile d’olive et de ses vertus. Peu confrontés à la pénurie, les oléiculteurs français doivent faire face à un problème de production, qui n’est pas forcément celui qu’on croît. Comme l’explique le directeur de l’Afidol, « le facteur limitant, c’est la production». Pour une fois.

Rédaction Réussir

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