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Logistique : Dunkerque veut concurrencer Anvers

Selon Bruno Bonduelle, élu président de la Chambre de Commerce de Lille Métropole et à ce titre président du port de Lille, il existe « un formidable dispositif logistique régional » dans l’hinterland dunkerquois. Plusieurs décisions récentes doivent en effet durablement améliorer l’avenir logistique de la région d’ici 2015 : le nouveau service Asie-Europe-Asie, créé en août 2004 par la compagnie Maersk Sealand avec escale hebdomadaire dunkerquoise ; le démarrage de la plateforme multimodale de Dourges ; la décision du creusement du canal Seine-Nord ; la mise à 3 000 tonnes de la Lys dans sa partie belge pour une liaison directe Lille-Anvers qui feront gagner une journée de transport ; enfin le relevage progressif des 48 ponts situés entre Lille et Dunkerque permettant aux barges d’être chargées de deux couches de conteneurs au lieu d’une (prévu d’ici 2008). Autant de décisions qui « doivent faire exploser le trafic du port de Lille dans les dix prochaines années».

Le port de Lille est le 3e port fluvial français après ceux de Paris et de Strasbourg. L’ancien patron de la société agroalimentaire éponyme ne cache pas sa volonté de dynamiser l’hinterland en massifiant au maximum les flux logistiques du triangle Dunkerque-Lille-Dourges. Au centre de ce triangle : le port de Lille dirigé par Bruno Pacory. C’est le patron du port, mais il vient aussi d’être nommé directeur du développement « ports et parcs » de la chambre de commerce et d’industrie de Lille-Métropole. C’est le nouvel homme fort de la logistique régionale, responsable de l’ensemble des parcs d’activités de la métropole lilloise comme du réseau de ports intérieurs du Nord-Pas-de-Calais. Car le port de Lille assure désormais la gestion du port de Harnes (62), des ports de Marquion et d’Inchy en Artois (59). Des discussions sont en cours pour reprendre la gestion du port d’Arques (62) et de Saint-Saulve près de Valenciennes. Après quinze années de discrétion, Bruno Bonduelle veut faire sortir le port de Lille de l’anonymat. Il parie sur l’activité générée par les enseignes de la grande distribution régionale (Auchan, Leroy-Merlin, Decathlon et bien d’autres…). « Leurs produits arrivent dans la mer du Nord et sont destinés aux 70 millions d’Européens de l’Est qui devraient bénéficier ainsi de ces nouveaux flux. Jusqu’à maintenant, les entrepôts logistiques étaient basés à Anvers. Mais rien n’interdit de penser qu’ils ne puissent pas avoir leur place demain dans la métropole lilloise », souligne Bruno Bonduelle.

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