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L’incertitude

Il faut se méfier de l’eau qui dort. Comme on pouvait le craindre, la modification du système de prise en charge des coûts de l’équarrissage se fait dans la douleur. Sans doute parce que, trop longtemps, l’administration française et une partie de la filière (qui ne se croyait pas -à tort- concernée) ont soigneusement occulté les difficultés que cette situation n’allait pas manquer de soulever. Aujourd’hui, les professionnels du «milieu» de la filière se retrouvent piégés par cette impréparation. Coincés entre des éleveurs bien décidés à ne pas payer et des distributeurs pour qui il est urgent d’attendre, les industriels de la viande vivent une douloureuse période d’incertitude. Celle-ci risque malheureusement de se prolonger. Rien ne dit en effet que Bruxelles donnera sa bénédiction à l’arrêté déjà publié par le gouvernement sur la mise en place de la «taxe d’abattage», ni au décret, à paraître, sur la répercussion du coût de destruction des coproduits. Si le dossier était encore une fois mal ficelé, il ne fait guère de doute que Bruxelles attaquerait en justice un texte soupçonné d’induire une « distorsion de concurrence » entre opérateurs européens. Si tel était le cas, il y aurait beaucoup à craindre que l’exercice du libre marché ne vienne régler de lui-même la question de l’amortissement de la note de l’équarrissage. Pour le plus grand péril des entreprises. Car les tribunaux européens ne plaisantent pas avec le libre marché. Les organisations du secteur de l’élevage et de la viande sont pourtant bien placées pour le savoir. Cette semaine, la Cour européenne de justice, saisie en référé, a confirmé la très lourde condamnation des participants à la drôle de grille de prix de la viande bovine mise en place en pleine crise de l’ESB.

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