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L'INC dénonce les procédés qui rendent les hausses de prix indolores

Diminuer les portions, c'est un des meilleurs moyens qu'on connaisse pour ne pas augmenter les tarifs quand les prix des matières premières montent. Et il n'est pas très nouveau. « 60 millions de consommateurs » s'en offusque dans son dernier numéro. Le magazine mentionne les biscuits «Prince» de Lu qui ne pèsent plus que 300 grammes contre 330 g avant l'été. Jockey de Danone a aussi réduit les quantités: 850 g de fromage blanc contre un kilo. Les barres chocolatées Mars avaient eu la même idée quelques mois plus tôt, relève le mensuel. Le magazine « dénonce » une autre « stratégie » qui n'a pourtant, dans les exemples donnés, pas grand chose à voir avec la hausse des matières premières : changer l'emballage avant une augmentation de prix. La troisième méthode, «probablement la plus pernicieuse», est la modification de la recette. Il s'agit, explique le mensuel, de remplacer des ingrédients onéreux par des matières premières moins chères ou de changer la composition pour abaisser le coût de revient. Dans ce domaine, les exemples concrets manquent un peu. «En général il n'y a augmentation de prix que quand il y a un changement de recette, donc quand il y a une valeur ajoutée au produit», a répondu hier Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania). Selon M. Buisson, qui se dit « réticent sur la qualité des enquêtes » du magazine de l'INC, les consommateurs « sont extrêmement vigilants à la variation des prix mais ils acceptent de payer plus cher des produits qui ont une vraie valeur ajoutée ou une valeur nutritionnelle supérieure » à celle du produit précédent.

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