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L’IGP Kiwi de l’Adour redémarre

À quelques jours du début de la récolte, le dossier IGP progresse de nouveau.

La fin d’année réussit au kiwi de l’Adour. Cette période, qui correspond au démarrage de la récolte 2005, sera également synonyme de redémarrage du dossier IGP. Validé par le comité IV de l’INAO en 2002, il est resté bloqué depuis cette période en raison de l’obligation de couplage entre l’IGP européenne et les labels nationaux. Titulaire d’une CCP (certification de conformité produit) depuis 1998, le kiwi de l’Adour attendait une réactualisation de cette dernière pour s’engager de nouveau vers l’IGP. « Cette phase de mise à jour est quasiment terminée, ce qui nous permettra de boucler les démarches au niveau national pour la fin de l’année » explique Sophie Druon, conseillère qualité à la Chambre d’agriculture des Landes.

Ensuite, le dossier se trouvera entre les mains de Bruxelles, ce qui ne signifie pas pour autant un examen rapide. En attendant cette reconnaissance à l’échelon européen, le kiwi de l’Adour bénéficie du Label Rouge depuis 1998. Avec ce cahier des charges strict, le kiwi de l’Adour s’est vendu en moyenne à 1,71 euro le kilo (prix moyen départ station 2004/2005), une valorisation supérieure au kiwi français classique d’environ 15 cts d’euro. Sur le bassin, les 320 kiwiculteurs sont à l’origine d’un quart de la production française, avec 20 000 t sur 80 000. Mais la proportion de kiwi labellisé reste marginale, puisque selon les chiffres fournis par la chambre d’agriculture des Landes, 2 019 tonnes de kiwi produits sous conditions du label ont été récoltées. Mais, dans les faits, seules 771 se sont retrouvées en vente, après les tris successifs (seuls les fruits de plus de 90 g sont éligibles au LR, sans oublier l’aspect visuel, et les qualités gustatives).

Au sein de l’Association de promotion des kiwis des pays de l’Adour, qui regroupe 8 stations de conditionnement, deux se sont regroupées en 2004 pour améliorer la commercialisation (les coops Landadour et Kiwifruits de France). Cette année, les producteurs attendent un léger rafraîchissement, qui en transformant l’amidon en sucre donnera le coup d’envoi de la récolte (elle intervient traditionnellement du 8 au 20 novembre). Très courte dans le temps, la cueillette des fruits est suivie par une courte phase d’affinage ou le stockage en chambre froide, pour assurer la présence sur les étals de fin décembre à fin mai.

Avec les bonnes conditions climatiques enregistrées cette année, la récolte devrait être supérieure d’environ 10 % à la précédente, soit aux alentours de 2 200 t, « avec un calibre plus intéressant» juge Jean-Marc Poigt, responsable de Landadour. Avec des grossistes qui « jouent le jeu et ont compris le petit plus que leur apporte le Label Rouge », l’écoulement devrait se dérouler sans encombre sur la région parisienne, principale consommatrice.

Rédaction Réussir

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