Aller au contenu principal

L’harmonisation des certifications est en marche

Organismes certificateurs (OC) et fabricants d’aliments partagent désormais le même objectif d’harmonisation des audits des cahiers des charges.
«Nous ne voulons plus que les contrôles faits par les OC soient des sujets de crispation entre OC et fabricants d’aliments pour animaux. Nous pensons qu’il est possible, pour l’audit à distance des formules, de conserver le niveau de fiabilité des audits physiques quand l’usine est certifiée guide de bonne pratiques de la fabrication des aliments composés », estime Vincent Couepel, président du Cepral (qui regroupe l’ensemble des OC pour les certificats de conformité produit). Il tient aujourd’hui un discours apaisant : « Il existe une volonté commune d’aboutir à un système homogène rapidement » (lire aussi LMH du 29 mars dernier).
La semaine dernière, les OC ont en effet réagi au protocole d’harmonisation proposé par les syndicats de l’alimentation animale. La dernière version d’un texte pourrait sous peu être proposée pour validation au ministère de l’Agriculture et au Cofrac (le comité français d’accréditation). Il est temps ! La nervosité monte en effet dans les usines qui ont fait l’effort de la certification GBPAC (guide de bonnes pratiques de la fabrication d’aliments composés pour animaux) et qui voudraient en voir les effets concrets par une baisse de la pression d’audit et donc des coûts.

80 % du tonnage français est certifié

« Audits et contrôles pèsent au moins un euro la tonne pour nos deux usines qui livrent une centaine de cahiers des charges », expliquait Hervé Vasseur (AliOuest) lors du symposium Tecaliman à Nantes, le 27 mars. « Les audits représentent chez nous un mois de travail par an pour une personne » complétait Sylvain Baudry (Soreal).
Le GBPAC est désormais appliqué par 150 des 289 usines françaises. 80 % du tonnage français est certifié. Mais les usines reçoivent toujours autant les auditeurs des organismes certificateurs mandatés par les possesseurs des cahiers des charges pour certifier d’une part les usines, d’autre part les formules. Les cahiers des charges sont en effet très largement construits autour d’exigences quant à l’incorporation ou, a contrario, l’absence de tels ou tels matière première ou additif.

Les plus lus

Des camions brulés dans un incendie
Porc : incendie de la flotte de camions de l’abattoir Paris Terroirs à Houdan

Ce week-end de Pâques, Cooperl a perdu ses camions frigorifiques de l’abattoir de Houdan, dernier abattoir porcin d’ile de…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

poule rousse dans un champ vu de prés
Prix des poules de réforme – Cotation réalisée le 27 mars 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

viande emballée en usine
Viande bovine : qu’importe et qu’exporte l’Allemagne ?

L’Allemagne est très intégrée dans les échanges communautaires de viande bovine. Elle importe notamment 40 % de sa…

sept personnes
Porc : les premiers abats blancs français arrivent en Chine

La France a obtenu après de longues négociations l’agrément pour exporter des abats blancs en Chine. Les premiers conteneurs…

carcasse de bovins en boucherie
Viande rouge : les abattoirs s’alarment d’une forte baisse de la consommation

Les opérateurs de l’abattage-découpe s’alarment d’une chute des commandes de viande bovine et de veau depuis trois mois, qui s…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio