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L'Europe en ligne de mire de Valentin Traiteur

L'industriel roannais mise sur le développement de sa marque et l'export.

Un chiffre d'affaires de 28 millions d’euros pour une production annuelle de 8 000 tonnes. « Les résultats de l'année 2005 sont très encourageants. Nous enregistrons une progression de l'ordre de 20 % par rapport à l'année précédente et nous allons mettre à profit cette croissance pour conforter notre place et attaquer de nouveaux marchés », explique Emmanuel Brochot, président du directoire de la société depuis le 1er juillet 2005, date à laquelle il a racheté l'intégralité des parts de Charles Adrien de Benoist. Actionnaire majoritaire (60 %) depuis 1993, ce financier a souhaité se retirer pour se consacrer à d'autres activités.

Désormais, la stratégie de l'industriel s'articule autour de deux marchés. Le premier, en France, constitue pour l'instant l'enjeu principal puisqu'il représente 90 % du CA. « Nous sommes présent sous MDD dans toute la grande distribution et nous voulons maintenant imposer notre propre marque », reprend le dirigeant. Lancée en 2003, la marque D'Elistine devrait être référencée en hyper et supermarché à partir de janvier. L'objectif est d'atteindre en 2006, un volume de production de l'ordre de 1 000 tonnes.

Parallèlement au marché français, Valentin Traiteur mise également sur une croissance européenne. Présent au Portugal et en Italie, l'export ne représente pour l'instant que 2 % du CA. L'objectif affiché de l'industriel est d'atteindre les 10 % du CA à l'export d'ici 2007 en étant présent sur toute l'Europe. Le plan de développement international prévoit une présence intermédiaire en Espagne et en Allemagne en 2006.

1 million d'euros d'investissement

Pour soutenir le développement sur ces deux marchés, Valentin Traiteur vient d'investir dans son outil de production. La société vient d'injecter 1 million d’euros dans la création d'une nouvelle ligne de production dédiée aux croissants fourrés qui fera progresser la capacité de production de 2000 à 6 000 pièces à l'heure. Celle-ci sera mise en fonction en janvier prochain et sera suivie par la création en 2006 d'une autre ligne de fabrication dédiée cette fois-ci aux feuilletés. Elle permettra de passer de 4000 à 8000 pièces par heure. En 2006, l'entreprise prévoit de réaliser un CA de 34 millions d’euros avec un volume de production de 10 000 tonnes.

Rédaction Réussir

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